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lundi 8 juillet 2019

Genesis

« Alors Yahvé Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Yahvé Dieu façonna une femme… » (Genèse, 2-21, 22.)
Remarquons d’abord que le début de ce récit est la relation parfaite d’une intervention chirurgicale : anesthésie, opération, fermeture de la plaie, opératoire. Ce qui permet de déduire que l’auteur du récit, il y a cinq ou six mille ans, vivait dans une société où les opérations sous anesthésie étaient habituelles. En effet, pour « imager » ce qu'il avait à dire, il ne pouvait faire appel qu'à des éléments familiers à ses contemporains. Cela ne saurait surprendre que les bien-savants, qui croient sincèrement être les premiers enfants enfin civilisés d'une longue lignée de singes et de sauvages.
Ce qui est plus surprenant, c’est cet homme à qui il manque désormais une côte. Comme il s’agit de la conformation de l’homme par excellence, de l’homme type, tous ses descendants mâles devraient avoir une côte en moins. Nous savons qu’il n’en est rien. Mais la science a découvert, il n’y a pas très longtemps, que les hommes ont effectivement quelque chose de moins que les femmes. Quiconque a sous les yeux la microphotographie d’une cellule en train de se diviser a été frappé par l’alignement, dans le noyau, des chromosomes dédoublés. De chaque côté de la ligne de partage de la cellule, les chromosomes symétriques se font face, comme les côtes de part et d’autre de la colonne vertébrale. Comptons ces chromosomes. Chez la femme, il y en a 23 paires. Chez l’homme, combien ? 22 paires complètes et une paire incomplète...
On a d'abord cru que l'homme n'avait que 45 chromosomes. En regardant mieux, avec des instruments plus puissants, on s'est aperçu que le 46e ne manque pas tout à fait : il en reste un morceau, un moignon.
Au chromosome complet, les biologistes ont donné le nom de X. Au fragment qui lui fait face le nom de Y. Dans sa double colonne de chromosomes, la femme a donc une paire XX, symétrique et complète, comme les autres paires. À la place de cette paire-là, l'homme n'a qu'une paire boiteuse X Y.

On sait que ce sont ces chromosomes qui sont les facteurs de l'hérédité. Ce sont eux qui portent les ordres de la vie, de l'espèce, de la race, de la famille, de l'individu. Or, que se passe-t-il dans les glandes sexuelles de l'homme quand une cellule se divise pour donner naissance à deux spermatozoïdes ? Les deux spermatozoïdes vont se partager toutes les paires de chromosomes, y compris la paire X Y. Un d'eux emportera le chromosome X, et l'autre le chromosome Y.
Le spermatozoïde X avec tous ses chromosomes complets, s'il parvient à féconder un ovule, donnera naissance à une fille, dont toutes les cellules auront 23 paires de chromosomes complètes et symétriques.
Le spermatozoïde Y, qui emporte 22 chromosomes complets et un vingt-troisième qui n'est qu'un fragment, engendrera un homme, dont toutes les cellules auront une paire de chromosomes boiteuse et dissymétrique. On est tenté d'écrire : mutilée...
Je ne sollicite pas les faits, je ne trafique pas le peu que je sais pour le rendre conforme à une idée préconçue. Vous pouvez consulter n'importe quel traité de génétique et vous y trouverez cette évidence, avec photos et graphiques à l'appui :
C'est le chromosome X, le chromosome complet, qui, sorti de l'homme, donne naissance à la femme. Et c'est ce chromosome X qui manque à l'homme.
Remplacez le mot chromosome par le mot côte ; et vous avez le récit biblique, mise en scène symbolique d'une vérité dont ne comprenons ni la nécessité ni la signification, et dont nos microscopes ne nous ont révélé que le mécanisme.
Au Commencement, Dieu prit un chromosome à l'homme pour en faire la femme. Le Commencement continue. Dieu poursuit son opération. Qu'est-ce que Dieu ? Est-ce le Plan ? La Loi ? La Nécessité ?
Dieu. Il n'y aura pas d'autre nom tant que nous n'aurons pas trouvé ou retrouvé le vrai nom.

 La Faim du tigre, René Barjavel, Édition Folio, p. 185-186-187.


lundi 18 février 2019

Caverne

L'homme s'il veut se sauver, sauver son espèce, doit retrouver la signification et la raison de son existence dans le grand corps de la vie.
Quelle est la fonction de l'espèce humaine dans le corps du vivant ?
Sommes-nous le sang, le foie, le tube digestif, le lieu privilégié où se sécrète l'esprit, ou le canal à déchets ?
En inventant des outils et des machines, l'homme s'est doté de moyens que la Nature, ou le Planificateur, n'avait pas jugé nécessaire de lui octroyer au départ. Il était peut-être prévu dans le plan qu'il se ferait pousser ces prolongements. Peut-être pas. Il semble bien que l'espèce humaine, ayant fait éclater le cadre de sa fonction, se soit mise à vivre pour elle-même, aux dépens de l'organisme qu'elle devait servir.
Elle se développe aujourd'hui monstrueusement, comme un cancer, et, comme lui, est sur le point de faire périr le corps sur lequel elle prolifère en l'épuisant. Et de périr avec.
Si elle ne périt pas, si le vivant subsiste, du moins se sera-t-il amputé des cellules anarchiques et l'homme rescapé, n et désarmé, se retrouvera inséré à sa juste place, comme au temps de sa création.
Il y a peut-être, il y a certainement un moyen d'éviter ce grand saignement, cette opération à tous cœurs ouverts.
L'homme-outil-machine n'est sans doute pas, en soi, une faute ou une erreur, un crime contre le vivant. Son erreur et son crime, c'est d'utiliser ses mains, ses outils, son intelligence en dehors de sa fonction, pour le seul développement matériel mathématique de l'espèce, sans harmonie ni équilibre de celle-ci en elle-même ni avec les autres parties du monde vivant. C'est la caractérisation même de la prolifération cancéreuse.
L'homme peut retrouver une chance de vivre en réintégrant sa fonction. Ce qui ne signifie pas qu'il doive sacrifier les prolongements techniques qu'il a greffés sur sa chair nue, mais les mettre, comme lui même, au service de l'équilibre et de l'harmonie de l'Univers. Mais pour réintégrer sa fonction, il faudrait qu'il la connût.
Qui lui dira quelle est sa place dans la Création, entre quels autres rouages du monde s'insère le cycle de sa vie et de sa mort ? Qui lui dira ce qu'il est et pourquoi il est ?

La Faim du tigre, René Barjavel, Édition Folio, p. 129-130.


jeudi 10 janvier 2019

Suicide commandé

Toute les conférences de désarmement échoueront, toutes les propositions seront repoussées et tout le monde le sait.
Sécurité, contrôle : prétextes, futilités, enfantillages.
Personne ne veut se séparer de la Bombe.
En réalité, personne ne peut s'en séparer. Elle est née des hommes comme le venin naît de la vipère. La vipère ne peut pas, même si elle le désire, devenir couleuvre. Et si elle est vipère, ce n'est pas de sa faute.
La Bombe est la plus récente forme de la guerre.

La guerre est un phénomène de compensation intégré au processus vital de l'espèce humaine par une loi ou – c'est la même chose – une volonté d'équilibre, pour corriger l'inefficacité d'agression des autres espèces. À mesure que cette inefficacité grandissait, l'efficacité de la guerre a grandi. Du caillou à l'atome, la puissance des armes que l'homme a utilisées contre lui-même dessine la même courbe que l'expansion de l'espèce. L'une et l'autre viennent d'atteindre le bas de l'élan vertical, vertigineux, total. 

L'homme en train de devenir géant serre contre son cœur l'arme de son suicide. L'actionnera-t-il avant d'avoir escaladé le ciel ?
S'il le fait, ce sera voulu, mais non par lui : ce sera un suicide commandé. Comme est commandé le perpétuel repas où les enfants sont mangés.
 

La Faim du tigre, René Barjavel, Édition Folio, p. 113-114.


jeudi 20 septembre 2018

Vide

On a calculé que si on réunissait tous les êtres humains vivants de la Terre, et si on parvenait à supprimer le vide de leurs atomes, toutes les particules qui composent l'espèce humaine tiendraient dans un dé à coudre.
Un dé à coudre de particules, et du néant, pour construire trois milliards d'hommes, quel que soit le maçon, il sait tirer parti des briques !
Mais ces briques elles-mêmes, ces particules, ce matériau de base de la matière, sont-elles vraiment bien solides ? Sont-elles enfin quelque chose ? Ma main, mon cœur, le bois de mon bureau, l'épaule de mon fils, peut-on s'appuyer ?
Prudence. Ces particules, ceux qui les connaissent le mieux en sont à se demander si elles ne sont pas seulement des parcelles d'énergie en mouvement. Et si elles ne se divisent pas à leur tour, en particules infiniment plus petites, séparées par du vide, lesquelles particules infiniment plus petites n'ont pas de raison de ne pas être à leur tour composées d'énormément de vide, et de particules qui, si petites soient-elles, peuvent à leur tour ne contenir à peu près que du vide et d'autres particules encore plus petites, plus petites, petites...
Tout cela serait déjà assez effrayant, assez merveilleux, mais il faut ajouter que ces particules sont animées de mouvements si rapides et d'un caractère si particulier que leur position est toujours seulement probable. C'est-à-dire qu'elles ne sont, à aucun instant, ni là ni ailleurs, mais seulement quelque part...
Ta femme, ton cœur, ma soupe, ma main, toi-même... composés de tourbillons de rien qui ne sont jamais là ? Vanité des vanités, dit l'inconnu de l'Ecclésiaste, tout n'est que vanité. Il a peut-être commencé à le dire en sumérien. Peut-être bien avant Babel le disait-il déjà. Puis en araméen, en hébreu, en grec et en latin :
Vanitas...
Dérivé de vanus, qui signifie : VIDE.
La science à son tour vient de le découvrir.

La Faim du tigre, René Barjavel, Édition Folio, p. 68-69.


mardi 8 novembre 2016

Être ou avoir un corps

« Tout au long de notre vie, 500 000 cellules meurent à chaque seconde, 30 millions par minutes, 50 milliards par jour. Ces cellules sont remplacées tous les jours, si bien que notre corps est presque entièrement renouvelé tous les deux ans. La mort des cellules n’est donc pas semblable à la mort physique. Le corps, de son vivant, change constamment, de seconde en seconde. Mais nous ne le sentons pas, nous n’en sommes pas conscients. Comment expliquer la continuité de ce corps en perpétuelle transformation ? Les cellules sont des blocs de construction comparables aux briques d’une maison : mais qui programme, planifie et coordonne la construction d’une maison ? Pas les briques elles-mêmes. On doit donc se demander : qu’est-ce qui explique la construction et la coordination d’un corps qui se modifie en permanence, d’une seconde à l’autre ?

Au niveau biochimique et physiologique, tous les corps fonctionnent de la même manière, et pourtant tous les individus sont différents. La raison de cette différence n’est pas seulement physique. Elle tient aussi du caractère de chacun, à ses sentiments, ses humeurs, son degré d’intelligence, ses intérêts, ses idées, ses besoins spécifiques. La conscience joue donc un rôle primordial dans ces différences. Ce qui pose la question ; l’homme est-il son corps ou l’homme a-t-il un corps ? »

Dr Pim Van Lommel, 2011 - Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de mort imminente – Éditions INREES InterEditions (p.7)

 
D'autres informations sur l'auteur et son livre dans mes articles : 

dimanche 4 août 2013

La mue

La théorie controversée de Paul Mac Lean du cerveau triunique, prétend que trois cerveaux distincts seraient apparus successivement au cours de l’évolution de l'espèce humaine : un cerveau reptilien, puis un cerveau paléomammalien (apparenté au cerveau limbique) et enfin un cerveau néomammalien (apparenté au néocortex).
Lorsque l'on se réfère à la définition du cerveau reptilien, il est légimime se de demander si nous ne serions pas, plus ou moins, resté au stade de l'animal. L'Humain ne serait pas encore né. 
Et si en prendre conscience était déjà un pas de franchi vers l'émancipation de cet état. Transcender la matière, transformer le plomb en or... 

" Le cerveau reptilien serait donc notre premier cerveau. C'est celui qui régit le fonctionnement des oiseaux, des amphibiens, des poissons et des reptiles.
Au niveau purement anatomique, il correspond, chez l'être humain, au tronc cérébral. Bien protégé, en profondeur, il est la structure cérébrale la plus résistante à un traumatisme crânien. Certains le considèrent plutôt comme le haut de la colonne vertébrale.
Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Il assure la survie de l'individu et de l'espèce.
Sa première fonction est d'assurer l'homéostasie. Il assure la régulation de notre respiration, de notre rythme cardiaque, de notre tension artérielle, de notre température, de nos échanges hydriques, gazeux et ioniques, etc.
Il assure la satisfaction de nos besoins primaires ou besoins vitaux tels que l'alimentation, le sommeil, la reproduction, etc.
Il est le gardien de réflexes innés tels que le vol migratoire des oiseaux, la ponte des tortues ou des saumons, etc.
Il est responsable de notre instinct de conservation et de certains réflexes de défense comme la morsure du serpent, la fuite, l'envol des oiseaux, etc.
Ce cerveau primitif de reptile entraîne des comportements stéréotypés, pré-programmés. Une même situation, un même stimulus, entraînera toujours la même réponse. Cette réponse est immédiate, semblable à un réflexe. Les comportements induits par le cerveau reptilien ne peuvent évoluer avec l'expérience, ne peuvent s'adapter à une situation, car ce cerveau n'a qu'une mémoire à court terme.
Chez l'homme, ce cerveau serait principalement responsable de certains comportements primaires comme la haine, la peur, l'hostilité à l'égard de celui qui n'appartient pas au même groupe d'appartenance que soi, l'instinct de survie, la territorialité, le respect de la hiérarchie sociale, le besoin de vivre en groupe, la confiance dans un leader, etc. Parfois, lors de situations stressantes, cette partie de notre cerveau peut prendre le dessus sur notre néo-cortex, ce qui entraîne des comportements imprévisibles. " 

Source : Wikipédia  


samedi 1 juin 2013

La conscience existe en dehors du corps

Extraits du livre Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de mort imminente du Dr Pim Van Lommel.

D'autres informations dans mon article intitulé "Mort ou pas ? L'enquête du Dr Pim Van Lommel".
 
« Comment peut-il se produire des interactions constantes entre conscience non locale et cerveau, dans un corps perpétuellement changeant ? Comment peut-il y avoir continuité si la constitution physique de l’interface subit des transformations constantes ? La substance ne cesse de changer, mais la structure reste la même. On peut considérer les cellules comme les briques physiques qui constituent notre corps, régénérées chaque jour. Cela équivaut à 500 000 cellules par seconde. 

Tous les quinze jours, c’est l’ensemble des molécules et des atomes des cellules de notre corps qui est remplacé. Comment pouvons-nous avoir une mémoire à long terme si le substrat moléculaire de la membrane cellulaire des neurones est entièrement renouvelé tous les quinze jours, et si les millions de synapses subissent un processus d’adaptation constant ?

Au niveau subnucléaire, les quarks et les gluons qui constituent les neutrons et protons de nos cellules sont détruits et régénérés en l’espace incroyablement minuscule de 10-23 de seconde. Si bien qu’en réalité tout au long de notre vie nos organismes sont détruits et reconstruits tous les 10-23 de seconde. Ce qui ne nous empêche pas de ressentir notre corps comme une continuité. Comment cette sensation de continuité dans un corps perpétuellement changeant peut-elle s’expliquer ? « 

Dr Pim Van Lommel, 2011 - Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de mort imminente – Éditions INREES InterEditions (p.253)


Comparaison avec la communication mondialisée

« Il peut être utile de comparer cette interaction continue, invisible et instantanée entre l’esprit et le corps avec la communication mondiale actuelle. Ni le temps ni la distance ne semblent compter dans l’échange permanent d’information au niveau mondial, tellement il y a d’ondes électromagnétiques impliquées dans la téléphonie mobile, la télévision, la radio et les technologies informatiques. 

Ces ondes d’informations qui nous entourent et nous pénètrent à tout moment se propagent à la vitesse de la lumière. Mais c’est à notre insu que des centaines de milliers d’appels téléphoniques, des centaines d’émissions de radio et de télédiffusion, des milliards de connexions Internet nous entourent jour et nuit, nous traversent, traversent les murs, y compris ceux de la pièce où vous lisez ce livre. Nous ignorons ces ondes d’information électromagnétiques jusqu’au moment où nous allumons notre téléphone mobile, notre téléviseur, radio ou ordinateur portable. Mais  ce que nous recevons ne se trouve pas dans l’appareil. La voix que nous entendons dans le récepteur n’est pas à l’intérieur du téléphone. 

Les images et la musique des émissions de télévision ne sont pas dans le téléviseur, le concert n’est pas dans le poste de radio et Internet n’est pas dans l’ordinateur. Nous ne voyons et entendons une émission que quand nous allumons la télé, et quand nous l’éteignons nous ne voyons ni n’entendons plus l’émission, même si elle continue. Lorsque nous allumons un autre téléviseur, nous recevons la même émission. La connexion paraît être non locale, mais en réalité toute l’information électromagnétique est disséminée à la vitesse de la lumière, comme je l’ai déjà dit.

On peut aussi comparer la conscience infinie et non locale à Internet qui ne provient pas de l’ordinateur, mais qui est reçu et rendu accessible à nos sens par lui. De même que le cerveau pour la conscience, l’ordinateur sert de médiateur : avec les bons codes d’accès il vous permet d’accéder à plus d’un milliards de sites Webs différents. Il ne produit pas Internet, pas plus que le cerveau ne produit la conscience. Il nous permet d’ajouter de l’information à Internet, tout comme le cerveau est capable d’ajouter à notre conscience de l’information provenant de notre corps et de nos sens. 

Comme un ordinateur, le cerveau sert d’émetteur-récepteur. Dès qu’on éteint son ordinateur, on perd l’accès à tous les sites Web. Pourtant les sites demeurent accessibles dans le monde entier, Australie, Afrique, Europe, Asie, Amérique du Sud et du Nord. Il en va de même avec la conscience. Elle est toujours là. Au cours de notre vie, nous pouvons connaître les aspects de la conscience dans notre corps en tant que conscience de veille. La vie nous permet d’opérer la transition entre l’espace non local et notre monde physique, l’espace-temps. 

La carence en oxygène provoquée par un arrêt cardiaque interrompt momentanément les fonctions cérébrales, faisant disparaître les champs électromagnétiques de nos neurones et autres cellules et perturbant la résonance, l’interface entre la conscience et notre corps physique. Ce qui crée les conditions d’un accès à la conscience et notre corps physique. Ce qui crée les conditions d’un accès à la conscience infinie, élargie, à l’extérieur de notre corps (l’aspect onde de la conscience), expérience que l’on nomme EMI : l’expérience d’une continuité de la conscience indépendamment du corps. Ce concept d’une conscience infinie et non locale permet d’expliquer tous les éléments de l’EMI

Lorsque le corps meurt, la conscience ne peut plus avoir d’aspect particule, parce que le cerveau ne fonctionne définitivement plus. La conscience infinie (non locale) n’en continue pas moins d’exister éternellement en tant que fonction d’onde dans un espace non locale. »

Dr Pim Van Lommel, 2011 - Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de mort imminente – Éditions INREES InterEditions (p.241)



vendredi 4 janvier 2013

Rouge pétrole

Y a t-il un lien entre l’impérialisme occidental, la liberté d'expression dans les médias, le 11 septembre et le lobbying industriel?
Ce lien existe, mais il est rare d'en entendre parler au journal télévisé. À la place on préfèrera vous parler de la baisse du pouvoir d'achat, de la neige qui tombe en hiver, de la sécheresse en été, des petites piques entre politiciens, du Buzz du moment, ou du match OM-PSG...


Ce lien est le pétrole.

Les conflits de civilisations, les guerres au Moyen-Orient, le chômage, la faillite de Ford… Toutes ces questions prennent une autre dimension lorsqu'on les met à la lumière des intérêts pétroliers sous-jacents. Quand je dis «pétrole», je devrais aussi parler des énergies fossiles dans leur ensemble.
Toutes les guerres du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui ont le contrôle des énergies fossiles en ligne de mire. Pour s’en persuader il suffit de lire « Pétrole : la fête est finie » de Richard Heinberg (1), ou de jeter un œil sur les documentaires « Gaz et pétrole : guerres secrètes » (2)  et / ou « Pétrole et écrans de fumée » (3).


Le système capitaliste est dépendant du pétrole, une quantité incroyable de nos objets du quotidien utilisent le liquide noir dans leur conception : sans lui pas de déplacements en véhicule, pas de livraisons de marchandises dans les grands Hypermarchés.
Dans les prochaines années le monde va devoir adopter un tout autre mode de vie, abandonner la production de masse qui est source de gaspillage, et opter pour de nouvelles énergies renouvelables.
Pour sa survie l'homme devra réapprendre à trouver ses besoins primordiaux dans son environnement proche, retourner à l'essentiel des choses et privilégier la qualité de vie à la quantité.
Ce tournant dans l'histoire de l'humanité aura nécessairement des répercussions énormes sur l'économie de marché qui s'effondrera, car qui ne consomme pas ne fait pas fonctionner le système.
Nous allons devoir abandonner nos vieilles habitudes acquises depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, qui sont à l'origine des catastrophes écologiques. À peine deux siècles ont suffit pour épuiser les réserves qu'une planète a mis des milliers d'années à produire. D'une certaine façon nous avons tous une part de responsabilité dans l'explication du chaos actuel.

Aujourd'hui l'or noir se raréfie à cause de l'exploitation intensive de ce dernier siècle et nous approchons du pic qui laissera beaucoup de personnes sur le bord de la route.
Cette dernière expression imagée peut renvoyer aux pannes d'essence de nos véhicules, cependant ce ne sera qu'une des conséquences les moins graves de ce manque.
Les gouvernements sont au courant de cela, la demande se fait de plus en plus forte avec l'émergence de nouveaux pays industrialisés, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil et les réserves s'assèchent inéluctablement en même temps que notre écosystème se dégrade.
La crise écologique est déjà là, on en voit les effets sur notre écosystème et il est impossible de la nier. La crise énergétique causée par le manque de ressources fossiles existe tout autant, mais est encore médiatiquement dissimulée. Elle est même une des raisons de la crise économique actuelle.


Pourquoi cette dissimulation?

Avouer au peuple que le pétrole manque et qu'il devra renoncer à son mode de vie est une décision qui traduirait inéluctablement l'impuissance du gouvernement. Cependant il sera difficile pour les États-Unis de justifier de nouvelles guerres contre l'Iran (pour leur réserve de pétrole) ou la Russie (pour le gaz) sous de faux prétextes aussi mensongers que la destitution d'un dictateur (Saddam Hussein pour l'Irak, mis en place par les États-Unis pour rappel) ou les représailles d'attentats terroristes.

Je n’approfondirai pas la question des zones d’ombres des attentats du 11 septembre 2001, des livres comme « La face cachées du 11 septembre » du journaliste Éric Laurent (4) ou le site de l’association Reopen911 (5) sont de formidables sources d’informations accessibles pour toute personne voulant se sortir de la propagande médiatique d’une pensée unique au service des seuls intérêts de Wall-Street.

Pour les éventuelles vierges effarouchées (de moins en moins nombreuses) qui crient au danger de la  théorie de la conspiration, il faut se mettre dans la tête que la version officielle en est une (de théorie de la  conspiration contre les États-Unis). Affirmer qu’Al CIA Qaïda, le Mossad ou/ et l’administration Bush sont derrière tout ça, seule la réouverture d’une enquête indépendante pourrait tirer ça au clair. En attendant, libre à chacun de nier qu’il y a bien eu trois tours qui se sont écroulées ce jour là, ou que trois études scientifiques conduites depuis 2003 ont conclu à des délits d’initiés et des malversations financières en lien avec le 11 septembre. Et que dire des membres de la commission d’enquête qui ont affirmé au Washington Post que la version officielle du 11/9 était basée sur de faux témoignages et de faux documents ? (6 / 7)  

Revenons à nos moutons.

Comment l’OTAN sous commandement US, pourra justifier de nouvelles guerres maintenant que l’épouvantail Ben Laden n’est plus ? « N’est plus » depuis mai 2011 ou décembre 2001 comme le prétendent des sources alternatives, là n’est pas la question (8).

Depuis l’assassinat de Khadafi et les événements syriens, on peut voir le retour à une stratégie plus traditionnelle, façon « Chicago Boys » de Milton Friedman : faire de l’ingérence en finançant l’opposition d’un gouvernement rebelle, voir en organisant un coup d’État, comme ce fut le cas en Amérique latine avec la mise en place de Pinochet au Chili et la tentative de renversement d’Hugo Chavez au Vénézuela. Pour aller plus loin, je conseille vivement le livre (ou le documentaire qui en est tiré) « La stratégie du choc » de Naomi Klein (9) et / ou celui de John Perkins : « Confession d’un assassin économique » (10).

Financer, former et armer des mercenaires pour protéger ses intérêts, voici ce qui se cache derrière « l’élan démocratique » qui pousse l’occident à libérer les peuples. Ainsi chez nous,  Internet a le droit pousser le monde arabe à se soulever si les multinationales et Bernard Henri Levy y trouvent leur intérêt : pétrole lybien? position stratégique syrienne? Mettre un terme à l’iranophilie de Bachar El-Assad ? Bien entendu il est nécessaire d’éviter  de donner de mauvaises idées révolutionnaires à l'Europe où les « indignés » et les altermondialistes sont niés, minimisés, tabassés dans les manifestations, voir assimilés à des terroristes (cf. Affaire de Tarnac, l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, etc…). Laissez place au MES (Mécanisme Européen de Stabilité Monétaire)(11) , au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) (12)  et autres gadgets anti-démocratiques dans le but de faire rembourser au peuple une dette illégitime… (13)

Face au pic pétrolier, deux voies

Nous y sommes, l'heure de vérité approche et deux choix s'offrent à l'homme :
La 1ère solution voudrait que les gouvernements dits «démocratiques» mettent un terme à leur hypocrisie et tombent leur masque en vue de voler les dernières énergies fossiles restantes. Cette perspective n'est valable qu'à court terme, car le problème réapparaitrait en pire : l'augmentation de la population terrestre et l'appauvrissement de la planète et l'amplification des catastrophes écologiques rendront de plus en plus difficiles les conditions de vie de l'humanité. Cela équivaudrait à scier la branche sur laquelle on est assis.

L'autre alternative nécessiterait un changement radical de mode de vie, une production rationalisée et sans gaspillage de notre alimentation passant par une entre-aide et une solidarité accrue entre les peuples. Dans cette optique, le retour à une agriculture traditionnelle est primordiale et à cela devrait se greffer l'exploitation d'énergies alternatives dont certaines sont déjà existantes (la thermodynamie, la fusion froide ou l’énergie solaire par exemple) mais boycottées aujourd'hui par les lobbys industriels trop désireux de conserver leur gagne-pain jusqu’à la dernière goutte.
Le XXIe siècle va nous secouer et il faudra lutter pour faire accoucher cette alternative jugée utopique par les cyniques. Espérons que le matérialisme de notre époque n’aura pas fait disparaître la Foi qui sommeille en chacun, tout comme le pétrole sous nos pieds.





Sources :

  1. Richard Heinberg , 2006, The Oil Depletion Protocol : A Plan to Avert Oil Wars, Terrorism and Economic Collapse - Éditeur : New Society Publishers
  2. Patrick Charles Messance (Special Investigation),  2012 - Gaz et pétrole : guerres secrètes 
  3. Ronald Doyle, 2008 -, Oil, smoke and mirrors (Pétrole et écrans de fumée )
  4. Éric Laurent, 2005 - La face cachées du 11 septembre  - Disponible en édition Pocket
  5. Site Internet de l’association Reopen911 - http://www.reopen911.info/
  6. Dan Eggen, 02/08/2006, 9/11 Panel Suspected Deception by Pentagon : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/08/01/AR2006080101300.html
  7. John Farmer (avocat-conseil de la Commission du 11/9), 2009 - Ground Truth untold America attack - Éditeur : Riverhead Hardcover
  8. Fox News Report : Bin Laden Already Dead (26/12/2001)- http://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html
  9. Naomi Klein , 2008 - The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism (La Stratégie du choc)- Éditeur : Picador
  10. John Perkins, 2005 - Confessions of an economic hitman (Confessions d’un assassin financier : Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis) -  Éditeur : Éditions Ariane
  11. MES, le nouveau dictateur européen : www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/10/mes-le-nouveau-dictateur-europeen/
  12. Le TSCG ou Pacte budgétaire européen expliqué en quelques minutes : www.youtube.com/watch?v=h39KHtMRDGg
  13. Pour comprendre l’arnaque de la loi Pompidou-Rotschild du 13 janvier 1973 et l’article 123 du Traité de Lisbonne : http://www.dailymotion.com/video/xqdhsi_comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes_news#.UN8QKXc2hOY
Le documentaire de Paul Grignon , 2008 - Money as debt (L’argent dette) : http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news

Le texte "Rouge pétrole" a été choisi pour accompagner une exposition photo / graphisme de Tristan Zilberman et Brest Brest Brest, dont le thème est "La fin du pétrole".
Le texte se trouve sur leur site, en bas de cette page :
http://www.fabrique-image.fr/expo_actuellement.html

dimanche 14 octobre 2012

Mort ou pas ? L'enquête du Dr Pim van Lommel

Des signes ont été déposés sur mon chemin depuis le départ de mon frère.
En fait, il y en a toujours, mais nous ne les percevons pas toujours. 
Si je prends en compte les rêves prémonitoires antérieurs de quelques jours à l'accident (dont je ne parlerai pas dans cet article),  je pourrais penser que les messages ont été émis par la connexion de nos inconscients, Jonathan lui même faisant des "rêves de préparation" pendant la même période.
Ou peut être l'émetteur était-il ailleurs...
Sans entrer dans le détail des coïncidences, sensations, inspirations survenues depuis le 4 juin, la question de la vie au-delà du corps est sortie du cadre "théorique" de mes lectures, comme pour me faire réellement prendre conscience de l'éternité de la conscience.

Bien sûr, on pourra dire que je me suis toujours intéressé à la mort, tandis qu'un occidental lambda formaté à l'arrogante soupe matérialiste, y verra de son côté les symptômes du deuil, le résultat neurologique produit par un dérèglement émotionnel donnant uniquement l'impression de voir des signes.
Or, la conception matérialiste du monde se désagrège progressivement, en même temps que la science qui l'avait construit (par une interprétation partielle) se rapproche des conceptions métaphysiques. Sous peine de s'occire, l'occident a beaucoup à réapprendre des cultures dites primitives où le Sacré est vécu au quotidien.
L'homme prend conscience qu'il ne sait rien.

Je sais que ce n'est pas un hasard si j'ai levé les yeux vers le ciel le jour de ton enterrement, pour me permettre de voir cette croix formée par les traces laissées par des avions, comme le marque sur une carte nous indiquant le lieu du trésor.

Et que penser de ce numéro juillet-août de la revue Nexus Science et alternative  à laquelle je suis abonné et que tu appréciais aussi.  
"Trouvé" dans ma boîte aux lettres, ce numéro d'été était composé d'un dossier principal (intitulé "Vers une science de l'au-delà") consacré à la thérapie du deuil par contact induit, médiumnité, EMI (Expérience de mort imminente).

Ce même magazine m'amena de fil en aiguille à lire le livre "Mort ou pas ? Les dernières découvertes médicales sur les Expériences de mort imminente" par le Dr Pim van Lommel, cardiologue hollandais. 
Un livre où il est question à plusieurs reprises du rôle de la DMT diméthyltryptamine, produite dans la glande pinéale. Cette molécule qui n'est pas inconnue des Chamanes d'Amérique du sud buveurs d'Ayahuasca
La DMT, Jonathan l'a peint sur toile.


Résumé du livre : 
L’étude du Dr. Pim van Lommel portant sur 344 patients ayant vécu un arrêt cardiaque, a bouleversé le milieu médical international car elle démontre que l’on peut être conscient pendant une période où toutes les fonctions cérébrales ont cessé. Cette conclusion s’est imposée à partir de preuves incontestables que l’EMI se produit pendant la période de mort clinique, et que par ailleurs il s’agit d’une expérience authentique qui ne peut être attribuée à l'imagination du patient, à sa peur de la mort, à une hallucination, une psychose, les médicaments, ou toutes autres causes physiologiques. Cette étude a par ailleurs mis en évidence que les personnes montrent des signes de changement profond et durable après une EMI provoquée par un arrêt cardiaque de quelques minutes. Expériences de sortie de corps, perception extra-sensorielle, conscience accrue et autres phénomènes de cet ordre, trouvent enfin dans l’ouvrage de Pim Van Lommel, déjà best seller international, une validation scientifique. Au point de remettre en cause la conception de la conscience qui du coup semble ne plus devoir être limitée au fonctionnement du cerveau. « Le livre du docteur Van Lommel constitue un panorama, informé et définitif de toutes les EMI. Ses découvertes nous permettent d’aborder avec tous les outils de la rationalité, le mystère humain le plus insondable : celui de la vie après la mort » Dr Raymond Moody, auteur du best-seller mondial La vie après la vie.

http://www.inrees.com/livres/Mort-ou-pas-Les-dernieres-decouvertes-medicales-sur-les-Experiences-de-mort-imminente/

"Le sujet ne colle pas avec notre concep­tion maté­ria­liste du monde et la science joue aujourd’hui le même rôle que l’Église il y a trois ou quatre siècles. Ce qui ne rentre pas dans le cadre géné­ral est banni, rabaissé, ridi­cu­lisé, refusé ou méconnu". Dr Pim Van Lommel

L'étude du Dr Pim Van Lommel révèle que l’augmentation des cas d'expérience de mort imminente (grâce au progrès de la réanimation) et les découvertes liées à la physiques quantiques révolutionnent l'idée que l'on se fait du lien corps / conscience. Pour résumer la conscience serait issue d'un espace non local, elle serait de ce fait éternelle, antérieure et postérieure à notre "vie corporelle". La conscience ne serait pas le produit du fonctionnement cérébral comme le soutient l'approche matérialiste. Certains physiciens quantiques avancent même des théories selon lesquelles la conscience est à l'origine de la matière et non l'inverse.
La science rejoint ainsi les concepts de la spiritualité.  

Extrait :
Page 239 / Et notre cerveau pourrait être comparé à un poste de télévision qui capte l’information de champs électromagnétiques et la décode en sons et en images. On peut ainsi comparer notre cerveau à une caméra de télévision qui convertit le son et l'image en ondes électromagnétiques. Ces ondes électromagnétiques contiennent l’essence de toute l’information constituant une émission de télé, mais ne sont accessibles à nos sens que via une caméra ou un poste de télévision. Selon ce point de vue, le cerveau fonctionne comme un émetteur-récepteur ; le cerveau ne produit pas la conscience, il la rend possible. Et le diméthyltryptamine ou DMT, qui est produit dans la glande pinéale, pourrait jouer un rôle important dans la distribution de ce processus, comme nous l’avons vu plus haut. La conscience contient les graines de toute l’information qui est stockée en tant que fonction d’onde dans un espace non local. Elle transmet l’information au cerveau et reçoit de lui des informations provenant du corps et des sens. Cette conscience affecte autant la forme et les fonctions du cerveau que l’organisme, comme il a été dit dans le passage sur la neuroplasticité. Ce point de vue corrobore ce qu’écrivait David Bohm : « La conscience informe et in-forme ».


"La conscience existe en dehors du corps"
Interview du Dr Pim van Lommel par le site Graal.org