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mardi 24 février 2026

Nirvana

Que signifie vraiment être libre ?
Si ce n'est faire face au calibre
Pointé sur nous dès la naissance.
Nos choix pèsent peu dans la balance,
Emprisonnés par nos désirs
Que l'on imagine pouvoir fuir :
Quitter une cellule pour une autre,
Mirage dans lequel on se vautre.
Des ombres projetées dans la caverne,
Vaines pour qui retrouve sa lanterne.
Je veux m'extraire du Saṃsāra,
Et la discipline m'aidera.
Ne faire qu'un avec le divin
Est la liberté qui me ceint.


Guillaume GOUMAT

dimanche 6 avril 2025

La Secte

Nous vénérions notre représentant de l'Ordre nouveau,

Il était la lumière guidant nos pas dans le noir,

Le protecteur face aux mécréants source de nos maux,

Nous n'avions aucun intérêt à le laisser choir.


En cette soirée estivale, notre Maître prit la parole :

Il avait changé les règles de vie en société,

Dorénavant il nous faudrait accepter le viol

Pour être toléré au sein de notre Communauté.


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


Bien sûr il s'agissait plus d'une recommandation

Que d'une injonction brutale Manu Militari,

Néanmoins en l'absence de toute labellisation,

Terminés les soins et services de l'aumônerie.


Une majorité n'a rien trouvé à y redire,

Certains tentaient de convaincre leurs voisins hésitants,

Par des arguments scientifiques il va sans dire,

Au final le salut viendrait de notre consentement.


Un statut social élevé rendait inquisiteur,

Car pourquoi contester le bien fondé d'un tel acte

Lorsqu'on profite des bienfaits de notre Ambassadeur ?

Faudrait penser collectif et se dissoudre sans trac.


Pourtant habitué au slogan « Mon corps, mon choix »

Voilà que notre leader semble se désavouer,

Il veut purifier l' assemblée et qu'on suive sa voie,

Consistant à céder notre physique intégrité.


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


On a beau me répéter que c'est inoffensif

Et que j'aurais vite oublié cette contrariété,

Il n'empêche que ce vil procédé est abusif,

En attestent les réfractaires exclus de la cité.


Les masques sont tombés, voilà que j' remets tout en cause,

Leur« Solidarité » n'est plus qu'une profanation,

Voilà que je découvre peu à peu le pot aux roses,

Celle d'une mise au pas sous couvert de bonnes intentions...


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


Hommage aux soignants suspendus et aux personnes discriminées suite au discours présidentiel du 12 juillet 2021.

mercredi 19 mars 2025

La Palestine nous libérera

Regarde le traitement médiatique du Proche-Orient :

Deux poids deux mesures en faveur des israéliens.

Près de 80 ans de résolutions de l’ONU bafouées,

Mais une soumission politique généralisée,

Une gauche qui s’indigne avec trémolos dans la voix

Face aux réac’ locaux défendant crèches et croix,

Mais qui soutient l’épuration ethnique à Gaza,

Là j’parle des Valls, BHL, Dray et toute la smala,

Prête à dégainer la carte de l’antisémitisme

Pour cacher leur ostentatoire communautarisme.


Sur l’échiquier t’as aussi une droite identitaire,

Pour qui le salut doit passer par les frontières,

Mais qui dans le même temps soutient Netanyahu

Prêt à inonder l’Europe de migrants sans un sou,

Avec l’aide de l’UE qui met à mal leurs verbiages,

Opposition contrôlée détournant du sauvetage

Représenté par le Frexit, affranchi des GOPE,

Là j’vise Zemmour et RN qui rêvent d’une autre Europe,

Avec eux se joue le choc des civilisations,

Ça parle des chrétiens s’il y a l’Islam dans l’équation.


Renseigne-toi donc sur le projet du Grand Israël,

Les génisses rousses, le troisième Temple, pour eux c’est réel !

C’est l’enterrement de la République faussement laïque

Qui embrasse les délires talmudo-messianiques

Sous couvert d’absolution pour les horreurs d’antan,

Ça contredit la CPI, crache sur les enfants

Tués en masse dans ce génocide sponsorisé

Par « L’Axe du Bien » occidental démon-cratisé

Et des pays du Golf en business avec Sheitan

Faisant passer Chine et Russie pour des gentlemen.


Plonge dans les eaux de la dégénérescence moderne,

Surtout ne prend pas les faux Messie pour des lanternes…

Désormais faudrait croire Bardella comme ton toubib

Maintenant qu’il tape la bise à Meyer Habib.

Plus de gosses abattus en 4 mois à Gaza

qu'en 4 ans de conflits dans l' monde, c'est pas de moi

Mais une info de l'ONU, j'vous fournis la source,

Face au silence Internet vient à la rescousse,

Vous ne pouvez plus minimiser le carnage

Car oui, leurs vies valent autant que celles des otages.


Vous m' direz « parle donc de l'holocauste au Congo,

De la guerre au Soudan, de Zelenski and co »,

Ce que j' ferais si l'ingérence de mon pays

Nous couvrait autant de saleté et d'infamie.

En Palestine l'hémoglobine coule à torrents

ça déborde en Cisjordanie et au Liban,

Mais le soutien inconditionnel reste de mise

Dans un gouvernement qui le brasier attise.

Sortons de l'esprit de clan, foutons-lui une claque,

Ensemble nous serons jugés à la fin du Tic-tac.


Aujourd'hui certains souhaitent la mort de Donald Trump

Tout en zappant les guerres pour du pétrole à la pompe

Du camp démocrate tout aussi soumis à l’AIPAC.

Bush, Obama, Biden sont à mettre dans l'même sac,

Protège-toi des médias, de leur bruit incessant,

Sous peine d'être emporté par la lave du volcan.

Plus de gosses abattus en 4 mois à Gaza

qu'en 4 ans de conflits dans l' monde, c'est pas de moi

Vous ne pouvez plus minimiser le carnage

Car oui, leurs vies valent autant que celles des otages.



samedi 15 mars 2025

Hôô Genma Ken

Esméralda a ouvert la boîte de Pandore

Quand son père l'a tué sur l'île de la Reine Morte,

Dès lors ma rage a conjuré toutes mes brûlures

Et te venger m'a permis de revêtir l'armure.


Je me régénère à la chaleur du volcan,

Ça y est, je suis prêt à faire sauter les carcans,

Par l'âme du phénix aux grandes ailes incandescentes,

Que brûle mon cosmos et révèle le 7e sens


Mon armure de bronze renaît toujours de ses cendres,

Immortelle, elle est façonnée pour me défendre,

Oui, je la sens vibrer une fois pris mon envol,

mes illusions te feront regretter le sol.


Tu ne pourras fuir ton ombre, tes contradictions,

La lumière sera faite sur tes mauvaises actions,

Mon "Hôô Genma Ken" en a fait vriller plus d'un,

Échapperas tu à tes démons à la fin ?


Sache que je ne mets personne sur un piédestal,

Que tu sois déesse réincarnée ou vestale,

Mais je me donne à fond sur le champ de bataille

S'il faut défendre la justice face à la canaille.


Prends-garde à toi, je déboulerai à l'improviste,

Je me la joue solo pour mieux brouiller les pistes,

Puis je t'amène avec moi au fond des enfers

Là où s'écoule le Styx et rugit le Cerbère.


Va, plonge dans les flammes et baigne-toi dans le magma,

Purifie ton esprit, transcende le Samsara,

Seule échappatoire à la condition humaine

Limitée par la matière et ses multiples chaînes...


Tu ne pourras fuir ton ombre, tes contradictions,

La lumière sera faite sur tes mauvaises actions,

Mon "Hôô Genma Ken" en a fait vriller plus d'un,

Échapperas tu à tes démons à la fin ?


mercredi 24 janvier 2024

Danse Calypso !

Allongé sur le canapé, je laisse les images me traverser.


Les yeux clos, ma fille de 7 ans apparaît, gracieuse,

Elle danse, tourne sur elle-même comme un astre,

Ses talons s’élèvent et ses bras tendent vers le ciel.

Une larme coule sur ma joue et les émotions se bousculent.


Un mélange de joie et de fierté d’avoir été l’intermédiaire

Permettant à cette Âme de s’incarner dans cette œuvre d’art…

Mais aussi de la tristesse car témoin quotidien de son émancipation.

Tu n’es plus le bébé qui m’a fait renaître en tant que père,

Chronos a emporté ces jours et nuits qui ont façonné ma paternité.


Toi qui titubais, te voilà maîtresse de mouvements souples et légers.

Comme il est beau de te voir grandir et t’affirmer,

Mais comme il est cruel de n’avoir plus que le souvenir

De ton visage poupon à l’assaut d’un monde à sécuriser.


Je ne pourrais me détacher de la peur de te perdre,

Mais je tâcherai d’être invisible quand je retirerai les ronces

Inévitables, qui jalonneront la route que tu te seras tracé.

Et même une fois trépassé, je serai toujours présent

Dans tes rêves et ta mémoire, par-delà le miroir.


Que ce lien éternel soit un refuge en période de tempête

Et ravive cette flamme qui te fera danser envers et contre tous.

Danse mon enfant, pour toi, pour la Lune et le Soleil.

Dans l’harmonie se cache Dieu et à travers tes gestes tu le vis.


Nous nous retrouverons toujours en lui.


Guillaume GOUMAT



mardi 7 février 2023

Saturne

La Vie ne peut exister sans frontières.

Pas bien vu de dire ça, mais dois-je me taire ?


L’enfant peut-il naître sans œuf protecteur ?

Certes, n’est pas clos ce qui est intérieur,

Des échanges s’font entre mère et embryon,

Mais il y a bien une démarcation :

Le dedans moelleux, coffre de l’innocence,

Le dehors agité, tout en puissance.


De même l’enfant ne pourra pas apprendre,

Si le brouhaha passe outre le scaphandre

D’un lieu calme propice aux savoirs acquis.

Se dissocier n’empêche pas d’être ami,

Car pour être soi-même faut s’émanciper,

S’isoler parfois pour mieux cogiter.


Je préfère l’unité à l’uniforme,

Ensemble mais distincts, enfants, femmes et hommes.

Mon intégrité préservée t’aidera

Plutôt que le nivellement vers le bas.

Prôner l’équité me paraît plus juste

Que cet égalitarisme de mollusques,

Ce miroir aux alouettes progressistes

Dont l’orgueil cache la ruse du machiniste.


Et là je sens poindre comme une inquiétude

De me voir décliner ta servitude.


Peut-être penses-tu que je dépasse les bornes ?

Y aurait-il une ligne tracée ? Des cornes ?

Celle du diable que tu vois à travers moi ?

Je te sens fébrile et tu perds ta voix.


OK, plus de frontière, plus de cadre fixe,

L’ordre et la structure subiront l’éclipse,

Ce poème lui-même sera déconstruit,

Tu n’pigeras plus rien, ce sera la nuit.


Ainsi tu parviendras à me faire taire.

Le Sens ne peut se faire sans frontières. 


dimanche 24 janvier 2021

La Complétude du Un

Qu'il me paraît loin le temps

Où l’existentiel teintait

Nombreux de mes questionnements

À l'ombre de cette Vérité

Contenue dans ce trésor :

La Tradition Primordiale,

Savoir perdu de l'Age d'Or

Aux vertus fondamentales

Réduites en myriades d'étoiles

Au fil de cette longue saga.

Conjointes, elles peindront la toile

Du nouveau Manvantara.


Je veux retrouver le Centre,

Lieu où les oppositions

Se complètent en tant que membres

Du pionnier Adam Kadmon.

Devenir Sûtra qui relie

Et perce les états multiples

De l'Être, la mort abolie.

Comme un rang de perles, les cycles

Sont enfilés sur Âtmâ,

Lui qui est aussi le Souffle,

Le Principe de Vie, toi, moi...

Vois comme le Un se camoufle !


C'est l'individuation,

De la foule s'émanciper

Pour vivre son incarnation,

Avec la Diversité

Préservée comme objectif,

Loin d'la subversion moderne

Où l'égoïsme excessif

Côtoie le conformisme terne.

La division du Sheitan

Ne peut séduire l'Être humain

Synchronisé sur son Âme,

Porte ouverte sur le Divin.

 

Je ne serai pas le sauveur

Ni aujourd'hui, ni demain,

La transmission d'mes valeurs

Et la protection des miens

Sont déjà un job à plein temps.

J'me dois de montrer l'exemple,

Par mes actes être cohérent,

Chasser les marchands du Temple,

Esquiver leurs sophismes,

Se protéger de leurs mensonges

Enveloppés d'un scientisme

Qui la Force de l'Esprit ronge.


Je n'cautionne pas le suicide

Transhumaniste de notre monde

Régi par de faux candides

Prompts à voir la Bête immonde

Revenir chez l'opposant

À leurs plans machiavéliques.

L'Amour vaincra cependant,

La Conscience subatomique

Purgeant le Kali Yuga :

Fusion par la Transcendance

Ou magma des agrégats

D'une prométhéenne démence.


Je me lis dans le Zodiaque,

Lequel me fait prendre conscience

Que nous sommes dans le même sac,

Entre Mektoub et délivrance.

Humble vague du vaste Océan,

Je suis l'expression du Un,

Contenu et contenant,

Éternel mais aussi vain.

Bien que nos liens se mêlent,

Être coupé de ma famille

Reste une peur irrationnelle.

Sur la Croix, le cœur vacille.


Guillaume GOUMAT


mercredi 10 janvier 2018

Solstice d'Hiver

En 2018, retour de la poésie.


samedi 30 août 2014

La lanterne magique

Cette voûte céleste devant laquelle nous restons interdits,
Nous savons qu'elle n'est qu'une sorte de lanterne magique ;
Le soleil est la lampe et l'univers la lanterne,
Et nous les images qui tournent.


Omar Khayyâm


dimanche 14 octobre 2012

King & Roses

Tandis que nos roses se fanaient,
Tu goûtais l’immortalité.
Un Roi, des roses : ton corps astral
S’est libéré de la matière
Nous faisant regretter Hier,
Ce doux souvenir lacrymal.
Le vide semble parfois plus bruyant
Que ton calme apparent d’antan.

Pacifique, ta quête d’harmonie
Était le feu de ton pinceau,
Catalyseur, œil sur ta vie,
Qui sur toiles peignait le Très Haut.

Une rage tournée vers l’intérieur
Voulait préserver l’extérieur
Mais réveillait notre compassion
Et ton vœu d’émancipation.

Tout comme ton humour et ton rire,
Tes sourires nous étaient précieux,
La liberté en ligne de mire
Nous te soutenions de notre mieux.

Depuis ce quatre juin deux-mille-douze
Ton beau visage est notre ventouse,
La fin du monde parût réelle
Lors de ton envol pour le ciel.

Ton retour au royaume de Dieu
Trouvera son Sens dans l’épreuve
Qui nourri un amour radieux :
Cette Clé fusionnera les deux fleuves.


Pour mon frère, Jonathan GOUMAT.
Dimanche 14 octobre 2012




jeudi 4 octobre 2012

La chute

" À l'envers des nuages, il y a toujours un ciel ".
Citation du poète soudanais Mûhammad Al-Faytûry


dimanche 3 janvier 2010

La Fête féérique du Zodiaque


Qu'il rie, celui qui n'attend rien, sans haine.
G. GOUMAT

lundi 25 février 2008

Eloge enneigée

Modeste, jamais tes qualités tu ne chantes,
Contrairement à tout ces hypocrites mort de faim
Prêt à toutes les bassesses pour une petite mort lente
Et savoureuse qui s'ensuivra d'une fuite...demain.

Mais je ne suis peut être pas meilleur qu'eux ma chère,
Après tout, désirer que mon amour soit nôtre
Cache le vil refus de toute présence étrangère,
Te vouloir pour la vie me rend pire que les autres.

Ton sourire rayonne, me fait fondre tout comme cette neige
Dont tu foules la blancheur immaculée, pourtant
Elle ne faisait qu'envier l'enveloppe qui protège
Ta magnifique âme au doux parfum de printemps...

jeudi 14 février 2008

Chats échaudés

En cette fin septembre se promenait
Une jolie chatte noire au ventre blanc.
A son cou sept anneaux cliquetaient
Et renvoyaient la lumière du temps.

La noblesse de sa démarche féline,
La sensualité de ses courbes
Tout était gracieux même sa queue fine.
Elle ne se plongeait pas dans la bourbe
Mais était joyeuse et généreuse.
Vêtue d'un poil de timidité,
Une distance somme toute respectueuse,
La minette était bien entourée
Sans pour autant connaître celui
Qui l'accompagnerait sur les toits
Pour s'unir dans le gris toutes les nuits,
Partager tendrement leur "Sheba"...

Les feuilles ne furent pas seules à rougir
Quand souffla le signe de la Balance...
Ainsi mad'moiselle se laissa dire
Avec raison que ses yeux immenses
De séductrice venaient troubler
Un matou hirsute mais pas sans charme.

Ce dernier suivait les coussinets
De cette princesse, sans hâte ni vacarme.
Les ronronnements plein de tendresse
Et les miaulements gênés du chat
Flattaient la chatte qui par des caresses
Remerciait son amoureux maintes fois.

Elle oscillait à sa grande surprise
Entre l'espièglerie d'un p'tit chaton
Et des instincts sauvages sans balises.
La tigresse griffait son compagnon,
Se laissait aller sans peur d'être sotte...
Ce chat de gouttière un peu fleur bleue
Prenait plaisir à être sa pelote,
Ou former un cœur avec leurs queues.

Des nuages assombrirent le ciel
Puis sur leurs museaux tombèrent des gouttes.
Les deux chats vivaient leur lune de miel
De même que les cumulus sans doute;
l'eau et la joie étaient abondantes.
Leur pelage mouillé formait une seule
Et même fourrure brune et ruisselante :
Deux pièces réunies d'un puzzle...

vendredi 18 janvier 2008

Sténopé


"Discrète" et "cadrée" sont des adjectifs qui lui vont,
"Consciencieuse" et "réfléchie" ça lui irait aussi,
Néanmoins son âme est plus contrastée dans le fond,
Polysémique comme le sont toutes ses photographies...

L'appareil en bandoulière elle cristallise l'instant,
Se sert de l'image comme support à son inconscient,
Cette créature matérialise son monde personnel,
Rappelle la subjectivité de tout visuel.
Jouer avec l'angle de vue, colorer, refléter,
Flouter le rendu, changer la luminosité :
En apprentie déesse elle modèle son univers,
Y retranscrit ses émotions, ses rêves, son enfer.

A travers l'acte créateur de l'art et de l'amour
Elle libère sa si belle sensibilité spongieuse
Qui se déverse sur une épaule fidèle pour toujours
Ou sur du papier blanc: Deux pistes pour la rendre heureuse.

Face à la lumière crue du réel en décalage,
Elle se faufile en se montrant sage comme une image.
Notre peur de l'inconnu nous pousse à choisir un masque,
Cette fille en a choisi un pour feinter les bourrasques.
C'est l'intimité qui permet à sa pellicule
De révéler toutes ces couleurs qui décorent sa bulle.
Peut être est-ce pour cela qu'elle se plonge dans sa chambre noire,
Car toutes les perles et trésors se cachent dans des tiroirs...

Ses yeux verts mobiles traduisent son esprit en éveil
Et ses sourcils finement aiguisés règlent l'objectif;
Tout est source d'inspiration, du miroir au soleil
Tout passera par le filtre de son hiéroglyphe.

Photogénique mad'moiselle pourrait vivre sous les flashes
Tant son charme simple et naturel fait qu'elle se détache
De ces stéréotypes qui inondent les magazines.
Elle préfère s'habiller du secret qui met en ruines
Les gens malhonnêtes et fait croître chez moi le désir.
Elle réserve à l'initié ses plus jolis sourires,
Ses airs faussement timides et la sensualité
De ses lignes harmonieuses, de sa crinière détachée...

Tout photographe sait que l'érotisme naît du mystère,
Mais elle dissimule aussi pour garder sous contrôle
Ce torrent de sentiments qu'elle offre à l'être cher,
Dès lors nos fleuves ne font qu'un, nos résistances s'envolent...

dimanche 13 janvier 2008

La jeune femme de la colline

Je connais une jeune femme qui vit sur une colline
Élevée au dessus d'un village de mineurs,

Travailleurs de fond qui toute la journée s'échinent,
Assombris par le charbon, l'absence de lueur...
Immaculée la fille semble s’enivrer d'air pur,
Manger le soleil qui éblouit son sourire
Et par son écoute remplacer les points d'souture...

S'engouffrer pioche à la main n'est pas dans sa mire,
Tâcher des couleurs de la surface des cadres blancs
Est sa passion, sa manière d'extraire de son âme
Pléthore d'émotions bouillonnantes et vrai talent.
Heureux je suis d'aimer follement cette jolie femme,
Aux caresses si douces et au cœur si extensible.
Nichés sur sa colline nous explorons nos contrées,
Infinies, riches de secrets avant inaudibles.
Enlacés, le coup de grisou est assuré...

mercredi 28 novembre 2007

BIG BANG

Big Bang dans mon cœur de terrien,
Des milliards d’étoiles dans la tête,
Ce jour de fin de cycle porcin
Où de la vie sur ma planète
Tu insufflas par ce baiser,
Lien entre la princesse de la Lune
Et mon Soleil qui sans reflet
N’éclairait que de vastes dunes…

Jusqu’à ce jour en quête de sens
D’une vie laissée en héritage,
Je me nourrissais d’une carence,
De philosophies de tous âges,
J'colmatais une structure branlante
En acceptant le négatif
De racines insécurisantes
Pour vivre en mode évolutif.

Chaque marche de cette introspection
Accentuait la solitude,
Fidèle amie qui de questions
Berce l’esprit privé de quiétude,
Tout en inspirant l’artiste
Qui combat face à son miroir
Cet adversaire qui lui résiste
Mais en qui il se doit de croire.

On se débat tant bien que mal
Avec notre peur de l’inconnu,
Lire dans les cartes, le thème astral,
Le secret divin mettre à nu,
Je voulais cerner l’omniscient,
J’ai appris que Dieu est Amour,
L’esprit ne l’approche qu’inconscient,
A travers toi je le savoure…

Vivre ce mystère indéchiffrable
En enlaçant ton corps exquis
Apaise mon âme de gentil diable
Car dans le pain ce qui nourrit
Ce n’est point sa formule chimique,
Alors je goûte ta peau si douce,
M’émeut de cette vue idyllique
Tandis que ton charme m’éclabousse.

Si la théorie disait vrai,
Qu’une explosion nous engendra
Et qu’E égal MC²,
Quand ton corps vibre entre mes bras
Je devine cependant l’AVANT,
L’instant qui précède le chaos :
Un lieu calme sans espace ni temps,
Nous et l’infini en cadeau…



mardi 27 mars 2007

La solitude du 1

J'suis pas là pour m'la péter,
Avec moi pas de Bling Bling,
Ni de grosse caisse bariolée,
Pas insensible à ton string,
J'sais m'tenir et pas être dupe
De ficelles bien trop visibles
Pas b'soin d'avoir fait math sup'
Pour savoir qu'une liste risible
De chacals chaque jour grandit
Comme la cour du Roi Soleil
Dont j'ne veux pas faire parti,
Fuck Le Miel & les abeilles !

La liberté dans l'contrôle,
Se sentir « Etre » par le domptage
De ses émotions trop folles,
Pour mieux s'lâcher dans l'partage
D'un amour sans oubli d'soi,
Te risque pas à la fusion
Sous peine d'imposer tes choix
Seul comme Dieu sans création
Tel est l'prix d'la différence
Et d'l'abandon du troupeau
Pour la recherche de son SENS

Loin des églises et bistrots.
Si tu n'me veux pas tant pis,
J'vais pas m'suicider pour ça,
J'passe peut être pour un aigri
Blasé par tous les bla-bla,
J'ne sais pas vraiment me vendre,
Pas l'envie d'être un article,
Vouloir renaître de mes cendres,
Revivre pour l'reste de mes cycles,
Des sensations en commun,
Me construire des souvenirs,
Mais lucide du fait d'être UN
Même avec celle que j'désire.

J'sais pas vraiment c'que j'veux,
Toute façon on n'possède rien,
Terminés les rêves « neu-neu »,
La perle rare dans son écrin,
J'me satisferai d'une âme
Ayant des goûts similaires
Dont les mots seront ma came ;
Une femme d'esprit et de chaire,
Une douce brise insaisissable
Qui se transforme en tornade
Sous les caresses d'un diable
Imitant le marquis de Sade.

Croquer dans son épiderme,
Jusqu'au bout par l'contrôle
Faire croître la lumière en germe,
Boire ses larmes comme un alcool
Qui me rend ivre d'un plaisir
Précurseur de cette extase
Qui fait frémir ma vampire
Dont le sang boue pour l'occas'…
Planter fermement ses crocs,
S'agripper pour n'pas perdre pied,
Mais illusion à nouveau :
Même à deux j'reste isolé…

Si tu n'me veux pas tant pis,
J'vais pas m'suicider pour ça,
J'passe peut être pour un aigri
Blasé par tous les bla-bla,
J'ne sais pas vraiment me vendre,
Pas l'envie d'être un article,
Vouloir renaître de mes cendres,
Revivre pour l'reste de mes cycles,
Des sensations en commun,
Me construire des souvenirs,
Mais lucide du fait d'être UN
Même avec celle que j'désire.