Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles

dimanche 6 avril 2025

La Secte

Nous vénérions notre représentant de l'Ordre nouveau,

Il était la lumière guidant nos pas dans le noir,

Le protecteur face aux mécréants source de nos maux,

Nous n'avions aucun intérêt à le laisser choir.


En cette soirée estivale, notre Maître prit la parole :

Il avait changé les règles de vie en société,

Dorénavant il nous faudrait accepter le viol

Pour être toléré au sein de notre Communauté.


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


Bien sûr il s'agissait plus d'une recommandation

Que d'une injonction brutale Manu Militari,

Néanmoins en l'absence de toute labellisation,

Terminés les soins et services de l'aumônerie.


Une majorité n'a rien trouvé à y redire,

Certains tentaient de convaincre leurs voisins hésitants,

Par des arguments scientifiques il va sans dire,

Au final le salut viendrait de notre consentement.


Un statut social élevé rendait inquisiteur,

Car pourquoi contester le bien fondé d'un tel acte

Lorsqu'on profite des bienfaits de notre Ambassadeur ?

Faudrait penser collectif et se dissoudre sans trac.


Pourtant habitué au slogan « Mon corps, mon choix »

Voilà que notre leader semble se désavouer,

Il veut purifier l' assemblée et qu'on suive sa voie,

Consistant à céder notre physique intégrité.


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


On a beau me répéter que c'est inoffensif

Et que j'aurais vite oublié cette contrariété,

Il n'empêche que ce vil procédé est abusif,

En attestent les réfractaires exclus de la cité.


Les masques sont tombés, voilà que j' remets tout en cause,

Leur« Solidarité » n'est plus qu'une profanation,

Voilà que je découvre peu à peu le pot aux roses,

Celle d'une mise au pas sous couvert de bonnes intentions...


Comment réagir face à ce dilemme cornélien ?

Dois-je me conformer aux exigences de ma tribu ?

Me dissocier et céder mon corps souverain ?

Combattre ce gourou au risque de finir à la rue ?


Hommage aux soignants suspendus et aux personnes discriminées suite au discours présidentiel du 12 juillet 2021.

mercredi 19 mars 2025

La Palestine nous libérera

Regarde le traitement médiatique du Proche-Orient :

Deux poids deux mesures en faveur des israéliens.

Près de 80 ans de résolutions de l’ONU bafouées,

Mais une soumission politique généralisée,

Une gauche qui s’indigne avec trémolos dans la voix

Face aux réac’ locaux défendant crèches et croix,

Mais qui soutient l’épuration ethnique à Gaza,

Là j’parle des Valls, BHL, Dray et toute la smala,

Prête à dégainer la carte de l’antisémitisme

Pour cacher leur ostentatoire communautarisme.


Sur l’échiquier t’as aussi une droite identitaire,

Pour qui le salut doit passer par les frontières,

Mais qui dans le même temps soutient Netanyahu

Prêt à inonder l’Europe de migrants sans un sou,

Avec l’aide de l’UE qui met à mal leurs verbiages,

Opposition contrôlée détournant du sauvetage

Représenté par le Frexit, affranchi des GOPE,

Là j’vise Zemmour et RN qui rêvent d’une autre Europe,

Avec eux se joue le choc des civilisations,

Ça parle des chrétiens s’il y a l’Islam dans l’équation.


Renseigne-toi donc sur le projet du Grand Israël,

Les génisses rousses, le troisième Temple, pour eux c’est réel !

C’est l’enterrement de la République faussement laïque

Qui embrasse les délires talmudo-messianiques

Sous couvert d’absolution pour les horreurs d’antan,

Ça contredit la CPI, crache sur les enfants

Tués en masse dans ce génocide sponsorisé

Par « L’Axe du Bien » occidental démon-cratisé

Et des pays du Golf en business avec Sheitan

Faisant passer Chine et Russie pour des gentlemen.


Plonge dans les eaux de la dégénérescence moderne,

Surtout ne prend pas les faux Messie pour des lanternes…

Désormais faudrait croire Bardella comme ton toubib

Maintenant qu’il tape la bise à Meyer Habib.

Plus de gosses abattus en 4 mois à Gaza

qu'en 4 ans de conflits dans l' monde, c'est pas de moi

Mais une info de l'ONU, j'vous fournis la source,

Face au silence Internet vient à la rescousse,

Vous ne pouvez plus minimiser le carnage

Car oui, leurs vies valent autant que celles des otages.


Vous m' direz « parle donc de l'holocauste au Congo,

De la guerre au Soudan, de Zelenski and co »,

Ce que j' ferais si l'ingérence de mon pays

Nous couvrait autant de saleté et d'infamie.

En Palestine l'hémoglobine coule à torrents

ça déborde en Cisjordanie et au Liban,

Mais le soutien inconditionnel reste de mise

Dans un gouvernement qui le brasier attise.

Sortons de l'esprit de clan, foutons-lui une claque,

Ensemble nous serons jugés à la fin du Tic-tac.


Aujourd'hui certains souhaitent la mort de Donald Trump

Tout en zappant les guerres pour du pétrole à la pompe

Du camp démocrate tout aussi soumis à l’AIPAC.

Bush, Obama, Biden sont à mettre dans l'même sac,

Protège-toi des médias, de leur bruit incessant,

Sous peine d'être emporté par la lave du volcan.

Plus de gosses abattus en 4 mois à Gaza

qu'en 4 ans de conflits dans l' monde, c'est pas de moi

Vous ne pouvez plus minimiser le carnage

Car oui, leurs vies valent autant que celles des otages.



samedi 16 février 2019

La guerre

Ne peuvent-ils pas se soustraire à cet holocauste, empêcher la mise à feu, noyer la poudre ?
Il faudrait vider de toute substance l'atroce mystification de la guerre, rendre évidente à tous la supercherie des prétextes capitalistes, nationalistes, ou idéologiques. Mais cela paraît difficile.
[…]
Rien ne justifie la guerre. Jamais.
Et plus elle devient meurtrière, plus les prétextes qui la déclenchent relèvent de l'insanité. Un paysan qui défendait à coups de fourche le blé qu'il avait semé avait quelque raison de tuer et de mourir. Mais nous voyons aujourd'hui l'humanité prête à s'engager dans l'engrenage de l’imbécillité totale ; chaque camp est persuadé qu'il n'y a qu'une façon pour l'homme d'être heureux : la sienne.


La Faim du tigre, René Barjavel, Édition Folio, p. 123.



jeudi 7 avril 2016

L'inva-sion des profanateurs


À travers ce dessin, j'ai souhaité mettre l'accent sur le chantage à l'antisémitisme et la référence au génocide de la 2e Guerre Mondiale pour légitimer les crimes du gouvernement israélien et empêcher tout débat serein sur le conflit en Palestine.

Sous certains aspects, je trouve cette propagande profanatrice, car elle utilise la mort d'une population pour servir une colonisation qui viole les résolutions de l'ONU.
Pour incarner ces profanateurs, j'ai choisi le 1er ministre israélien Benjamin Netanyahou et quelques uns de ses relais en France (de gauche à droite) : Le 1er ministre français Manuel Valls, les "philosophes" médiatiques Bernard-Henri Levy et Alain Finkielkraut, ainsi que le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) Roger Cukierman.

samedi 14 novembre 2015

Synthèse hexagonale

Hommage aux victimes des attentats perpétrés à Paris vendredi 13 novembre 2015... et celles d'ailleurs.


vendredi 23 janvier 2015

TAFTA



« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, 
et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » 

Ces mots confiés par David Rockefeller au magazine américain Newsweek, le 1er février 1999, fournissent la clé pour comprendre ce qui se passe depuis une trentaine d’années et qu’on appelle « mondialisation néolibérale ». 
Déléguer au secteur privé la maîtrise des choix ou, pour l’exprimer à la manière pudique de journaux comme Le Monde ou Les Echos, « redéfinir le périmètre de l’État », c’est l’objectif du patronat et des milieux financiers.
Cet objectif, est en passe d’être atteint avec le projet intitulé « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement ». Derrière les termes anodins pour désigner un accord classique de libre-échange se cache un projet d’une ampleur radicalement différente.
En effet, le 14 juin 2013, les gouvernements de l’Union européenne, ont demandé à la Commission européenne de négocier avec les États-Unis la création d’un grand marché transatlantique. Confier aux firmes privées la possibilité de décider des normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, culturelles et techniques, c’est désormais l’objectif des firmes transnationales et des gouvernements d’Europe et des USA dont ils sont l’instrument politique.

Raoul Marc Jennar

Ce dessin a pour objectif de sensibiliser l’ensemble de la population du danger que représente le Grand Marché Transatlantique (aussi appelé TAFTA ou TTIP), négocié  loin du regard des citoyens et des médias.

Quelques bonnes raisons de stopper TAFTA (Transatlantic Free Trade Area)  :
  • Sécurité alimentaire : Nos normes plus strictes que les normes américaines et que les « normes internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne, additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées comme « barrières commerciales illégales ».
  • Gaz de schiste : Les gouvernements européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz naturel vers les nations TAFTA. La fracturation hydraulique pourrait devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages et intérêts auprès des nations qui s’y opposent.
  • Emploi : Les entreprises souhaitant délocaliser dans les états concernés par le projet TAFTA où les salaires sont inférieurs, seraient protégées. L’Inspection et le code du travail devenant illégaux, plus de préavis de licenciement. Pôle emploi devrait être privatisé ou serait attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale. Les conséquences du TAFTA sur le taux de chômage en Europe ne seraient que néfastes.
  • Santé et retraites : Les médicaments pourraient être brevetés plus longtemps, les groupes pharmas pourraient bloquer la distribution des génériques. Les services d’urgence pourraient être privatisés. Les Assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale. Les retraites par répartition pourraient être démantelées, les compagnies d’assurances se substitueraient aux CRAM,ARRCO, AGIRC…
  • Eau et énergie : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce, idem pour l’énergie, qu’elle soit fossile, nucléaire ou renouvelable. La sécurité nucléaire serait réduite. Le prix du gaz et du kW seraient libres.
  • Liberté et vie privée : Grâce à la révolte publique, les sociétés espérant enfermer et monopoliser l’Internet ont échoué l’année dernière à faire adopter leur ACTA répressif ; des textes plus pernicieux sont dans le TAFTA.
  • Services publics : Le TAFTA limiterait le pouvoir des États à réglementer les services publics tels que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, etc. et réduiraient les principes d’accès universel et large à ces besoins essentiels.
  • Culture et production artistique : Les gros producteurs d’audiovisuel pourraient interdire les productions privées ou professionnelles à faible budget comme youtube, vimeo, dailymotion, les financements collaboratifs seraient rendus illégaux. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profit de collectionneurs privés.
  • Enseignement : Les universités privées pourraient attaquer en justice l’Éducation nationale pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient aux écoles, cantines scolaires et resto U, toutes subventions municipales, régionales ou nationales.
Source : https://stoptafta.wordpress.com/stopper-tafta-pourquoi/

jeudi 22 janvier 2015

Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse



Le temps des réactions à chaud commence à se dissiper, je rends aujourd'hui un hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo, journal que je n'ai jamais lu. 
Par le biais de ce dessin satirique, j'exerce à mon tour ma "liberté d'expression" tant acclamée aujourd'hui, mais n'oublie pas non plus la dégoûtante récupération politique qui a suivi ces événements tragiques aux ramifications sataniques.

J'essuie personne.  Chacun de nous rendra compte de ses actes en temps voulu.

Ne comptez pas sur moi pour attiser les flammes le Choc des civilisations théorisé par Samuel Hutington.


Illustration de l'article de la journaliste américaine Diana Johnstone, "La France sous influence".

Page Wikipédia des "Quatre Cavaliers de l'Apocalypse".

samedi 26 avril 2014

Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps

René Guénon également connu sous le nom d'Abd al-Wâhid Yahyâ est né à Blois le 15 novembre 1886 et est mort au Caire en Égypte le 7 janvier 1951. Ces livres ont trait, principalement, à la métaphysique, à l'ésotérisme et à la critique du monde moderne.

Son œuvre oppose les civilisations restées fidèles à l'« esprit traditionnel » qui, selon lui, « n'a plus de représentant authentique qu'en Orient » à l'ensemble de la civilisation moderne, considérée comme déviée. Elle a modifié en profondeur la réception de l'ésotérisme en Occident dans la seconde moitié du XXe siècle, et a eu une influence marquante sur des auteurs aussi divers que Mircea Eliade, Hubert Benoit, Raymond Queneau ou encore André Breton. 


Source Wikipédia

L'"esprit moderne" obéirait au principe de l'entropie et serait le fruit d'une dégradation progressive de la "Tradition" dans le sens "Guénonien" du terme. Notre époque se rapprocherait de la copie inversée de ce qu'était le monde à l'origine de l'humanité : inversement des valeurs, prédominance du rationalisme et du matérialisme, culte du Veau d'Or et étouffement de toute spiritualité, séparation de l'homme et de la nature, développement du binôme division / uniformisation (opposés à celui de l'unité / division)...
Quoique nous fassions, nous sommes tous imprégnés de l'"esprit moderne" propre à la fin de l'ère du Kali Yuga, époque la plus éloignée de l'âge d'Or de la "Tradition" originelle et universelle d'avant l'Histoire connue (il y a + de 4 millions d'années) selon la cosmogonie hindoue 
Ce que Guénon appelle la "Tradition" est une sagesse immuable d'origine divine, une "Tradition Primordiale", transmise depuis l'origine de l'humanité et restaurée en partie par chaque fondateur d'une nouvelle religion, mais progressivement pervertie et détournée par les transmetteurs des religion et par l'évolution naturelle du monde. 
Cette "dégradation" (mot probablement impropre) fait dont partie du "plan", car comme le dit René Guénon page 7 du "Règne de la Quantité" : "Même les erreurs sont justifiées : car tout ce qui existe en quelque façon que ce soit, même l’erreur, a nécessairement sa raison d’être, et le désordre lui-même doit finalement trouver sa place parmi les éléments de l’ordre universel." 

Ce qui rappelle un peu la phrase du Christ (Mattieu 18 v7-11) : "Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !" 

Pour résumer, le bordel mondial est inévitable (pour aboutir à l'éveil des consciences?) et ce phénomène s'accélère comme le phénomène de la chute libre ; le tout est d'en être conscient et de ne pas pour autant soi-même un générateur de chaos par sa façon de vivre. Du moins, c'est comme ça que je comprends cette facette de la métaphysique de Guénon.

Parmi les ouvrages lus de l'auteur, la "Crise du monde moderne" et "Règne de la Quantité et les Signes des Temps" (écrits respectivement en 1927 et 1945) anticipent de manière très précise et impressionnante, l'état du monde dans lequel nous vivons en ce début de XXIe siècle.

Extrait du "Règne de la Quantité et les Signes des Temps" : 


La vérité est que cet esprit moderne, chez tous ceux qui en sont affectés à un degré quelconque, implique une véritable haine du secret et de tout ce qui y ressemble de près ou de loin, dans quelque domaine que ce soit ; [...] Au fond, le véritable secret, et d’ailleurs le seul qui ne puisse jamais être trahi d’aucune façon, réside uniquement dans l’inexprimable, qui est par là même incommunicable, et il y a nécessairement une part d’inexprimable dans toute vérité d’ordre transcendant ; c’est en cela que réside essentiellement, en réalité, la signification profonde du secret initiatique ; un secret extérieur quelconque ne peut jamais avoir que la valeur d’une image ou d’un symbole de celui-là, et aussi, parfois, celle d’une « discipline » qui peut n’être pas sans profit. Mais, bien entendu, ce sont là des choses dont le sens et la portée échappent entièrement à la mentalité moderne, et à l’égard desquelles l’incompréhension engendre tout naturellement l’hostilité ; du reste, le vulgaire éprouve toujours une peur instinctive de tout ce qu’il ne comprend pas, et la peur n’engendre que trop facilement la haine, même quand on s’efforce en même temps d’y échapper par la négation pure et simple de la vérité incomprise ; il y a d’ailleurs des négations qui ressemblent elles-mêmes à de véritables cris de rage, comme par exemple celles des soi-disant « libres-penseurs » à l’égard de tout ce qui se rapporte à la religion.

La mentalité moderne est donc ainsi faite qu’elle ne peut souffrir aucun secret ni même réserve ; de telles choses, puisqu’elle en ignore les raisons, ne lui apparaissent d’ailleurs que comme des « privilèges » établis au profit de quelques-uns, et elle ne peut non plus souffrir aucune supériorité ; si on voulait entreprendre de lui expliquer que ces soi-disant « privilèges » ont en réalité leur fondement dans la nature même des êtres, ce serait peine perdue, car c’est précisément là ce que nie obstinément son « égalitarisme ». Non seulement elle se vante, bien à tort d’ailleurs, de supprimer tout « mystère » par sa science et sa philosophie exclusivement « rationnelles » et mises « à la portée de tout le monde » ; mais encore cette horreur du « mystère » va si loin, dans tous les domaines, qu’elle s’étend même jusqu’à ce qu’on est convenu d’appeler la « vie ordinaire ».
Pourtant, un monde où tout serait devenu « public » aurait un caractère proprement monstrueux ; nous disons « serait », car, en fait, nous n’en sommes pas encore tout à fait là malgré tout, et peut-être même cela ne sera-t-il jamais complètement réalisable, car il s’agit encore ici d’une « limite » ; mais il est incontestable que, de tous les côtés, on vise actuellement à obtenir un tel résultat, et, à cet égard, on peut remarquer que nombre d’adversaires apparents de la « démocratie » ne font en somme qu’en pousser encore plus loin les conséquences s’il est possible, parce qu’ils sont, au fond, tout aussi pénétrés de l’esprit moderne que ceux-là mêmes à qui ils veulent s’opposer. Pour amener les hommes à vivre entièrement « en public », on ne se contente pas de les rassembler en « masse » à toute occasion et sous n’importe quel prétexte ; on veut encore les loger, non pas seulement dans des « ruches » comme nous le disions précédemment, mais littéralement dans des « ruches de verre », disposées d’ailleurs de telle façon qu’il ne leur sera possible d’y prendre leurs repas qu’ »en commun » ; les hommes qui sont capables de se soumettre à une telle existence sont vraiment tombés à un niveau « infrahumain », au niveau, si l’on veut, d’insectes tels que les abeilles et les fourmis ; et on s’efforce du reste, par tous les moyens, de les « dresser » à n’être pas plus différents entre eux que ne le sont les individus de ces espèces animales, si ce n’est même moins encore.
[...] La haine du secret, au fond, n’est pas autre chose qu’une des formes de la haine pour tout ce qui dépasse le niveau « moyen », et aussi pour tout ce qui s’écarte de l’uniformité qu’on veut imposer à tous ; et pourtant il y a, dans le monde moderne lui-même, un secret qui est mieux gardé que tout autre : c’est celui de la formidable entreprise de suggestion qui a produit et qui entretient la mentalité actuelle, et qui l’a constituée et, pourrait-on dire, « fabriquée » de telle façon qu’elle ne peut qu’en nier l’existence et même la possibilité, ce qui, assurément est bien le meilleur moyen, et un moyen d’une habileté vraiment « diabolique », pour que ce secret ne puisse jamais être découvert.



Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, René Guénon, éd. Gallimard, 1945, chap. XII La Haine du Secret, p. 88
 

lundi 21 octobre 2013

Apprentis sorciers


"Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. 
Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté" 
Koan Zen



Je trouve cette citation particulièrement intéressante, non pas que j'ai atteint moi même la discipline qui permette d'accéder à la liberté, mais je pense qu'il suffirait simplement d'arpenter ce chemin pour changer bien des choses. 

Nous vivons dans une société où l'on crée des besoins à la chaîne et où l'on conditionne les gens a un idéal illusoire construit autour d'un concept de la liberté vidé de son sens. Cette idée de la liberté comprise aujourd’hui par nos contemporains, n'est en fait qu'un comportement individualiste consumériste visant à faire fonctionner le système capitaliste, système inadapté à l'humain, ni à la planète. 
De nos jours, des hommes esclaves des intérêts privés de leurs maîtres, eux mêmes esclaves de leur cupidité, font la guerre pour "libérer" des peuples considérés comme esclaves d'un dictateur, d'une religion ou d'une idéologie différente. Cette "libération" génère un chaos, condition sinequa none pour remodeler à sa guise la volonté des groupes humains. La stratégie du choc comme l'appelle la journaliste canadienne Naomi Klein. 
La nouvelle idéologie inoculée sera dès lors compatible avec l'économie de marché, les multinationales s'accapareront des richesses du pays et toute souveraineté sera assimilée à une attitude réactionnaire et raciste. Le vide existentiel étant nécessaire pour pousser l'homme à le combler par la consommation, toute notion de spiritualité sera marginalisée en mettant en avant l’extrémisme de minorités religieuses, parfois construit de toute pièce. 

L'argent, le confort matériel, le paraître, le sexe, la satisfaction immédiate de besoins que l'on finit par croire qu'ils viennent de nous, tels seront les seuls idéaux matérialistes à atteindre. L'uniformisation du monde par l'idéologie capitaliste tend à imposer ce concept de "liberté" : une soumission aux instincts les plus bas qui est le parfait opposé de ce que la Tradition entendait par le terme de "Liberté", à savoir une libération de l'emprise de ses instincts par une meilleur compréhension et un contrôle, permettant une transcendance et une sublimation. Bien sûr, cela ne signifie pas suppression pour autant, au contraire ce désir doit être nourri, attisé, c'est le moteur de notre vie. 

Le monde contemporain et ses multiples tentations créés la confusion. 
Par exemple, les parents confondent parfois "besoins" et "désirs créés de toute pièce par la société de consommation". Les parents se doivent de répondre aux besoins de l'enfant, lui donner à manger, à boire, le protéger. Le chemin vers le désir doit être arpenter par l'enfant lui même, il doit entrer en interaction avec son environnement pour le réaliser, il doit apprendre la frustration qui l’amènera à transcender ce désir, lui faire comprendre ce que cache cette attirance. Un enfant dont le désir est assouvit par un intermédiaire extérieur, trouvera tout de suite un nouvel objet à désiré. Par la suite, l'enfant devenu adulte risque de tomber dans un comportement égocentrique et une forme de boulimie (de nourriture, d'affection et plus globalement de tous substituts addictifs) après avoir intégré très tôt l'idée que tout désir doit aboutir à une satisfaction immédiate. À l'inverse, le désir comblé peut aboutir à un comportement dépressif, le feu intérieur n'étant plus attisé. La personne pensera que le désir est accessible uniquement par l'intermédiaire d'autrui et que son action propre n'a aucun effet. Dès lors, la dépendance à l'autre opérera, il n'aura pas les armes nécessaires pour nourrir le feu intérieur qui dort sous les braises. 

Il est facile de comprendre que la société de consommation se satisfait pleinement de ce genre de citoyens, le vide existentiel est bien creusé chez ce type de personnes et le système leur apportera toutes sortes de produits (antidépresseurs, TV, jeux vidéos...) pour réparer provisoirement les effets, sans jamais s'attaquer à la cause originelle de leur mal être. L'isolement, ou le sentiment d'être isolé, caractérise aussi ces personnes, car l'accent mis sur la satisfaction de ses besoins coupe naturellement l'individu de l'extérieur. Tout cela est un résultat amplifié par la peur de l'inconnu et entretenu par les médias anxiogènes (séries policières, films violents, faits-divers...) lesquels créent un besoin de sécurité. Celle-ci passera par la nécessité de se plier à l'image que l'on se fait de l'opinion publique. Image artificielle construite par les médias. Ainsi, grâce au regard biaisé et orienté du journal télévisé, le public découvrira que la seule voie d'issue à son malheur passe par une adhésion aux besoins du capitalisme. Et la boucle est bouclée.

L'idée de rébellion est elle même déviée de son sens premier. Le rebelle d'aujourd'hui ne cherche pas à renverser le système, ni à générer de mouvement révolutionnaire. La rébellion d'aujourd'hui est parfaitement raccord avec l'idéologie qu'il prétend combattre. Conformément à ce dernier, le rebelle moderne est individualiste, il pense d'abord à ses intérêts, embrasse l'esprit de compétition et de prédation inhérente à la logique capitaliste. Il lutte avec brutalité contre les vraies idées révolutionnaires, celles qui ne passent pas à la TV ou dont le message est trahi par les relais médiatiques pour être mieux ridiculisé. Si le rebelle 2.0 s'oppose à l'autorité de ses maîtres, ce n'est pas pour proposer un monde meilleur, mais pour leur prendre la place. Car il est profondément envieux, il se rêve en Tony Montana prêt à gravir au plus vite les échelons pour déboulonner le parrain.

L'argent est le Dieu du Rebelle médiatisé, qui n'est en fait qu'une fausse alternative au régime en place. Ses objectifs sont les mêmes, il vise uniquement une autre cible marketing, principalement les jeunes. Chez lui aussi toute velléité spirituelle est étouffée, car la TV lui aura dit que les prêtres sont tous pédophiles et les femmes voilées toutes soumises. Mais si le rebelle se réfère à la religion, ce sera pour la détourner, servir ses appétits communautaristes et doper son individualisme. Le rebelle 2.0 entre en religion pour marquer sa différence par rapport à l'autre, c'est un apparat identitaire qui se torche avec l’universalisme de la Foi qu'il prétend défendre. 
C'est dans ce rapport à la société dépolitisé, décomplexé et décérébrée qu'il va s'en prendre à l'autorité, celle des professeurs, des flics... Il privilégie la quantité à la qualité, l'accumulation des biens matériels tout comme les hommes et/ou femmes qui ne sont plus qu'objets nécessaires à la renommée et au blindage de l'ego. il est contre les entraves, pour la dérégulation du marché, il pense naïvement que l'égalité des chances est le produit de l'abolition des barrières. Or, sans cadre, c'est la loi du plus fort par l'argent qui l'emporte dans cette situation. Le rebelle en ressortira perdant et dans le meilleur des cas il se rendra compte de la manipulation avant d'être descendu. Au final il ne restera dans l'histoire que son rôle d'idiot utile à la conservation du pouvoir par l'élite en place. Bref, on est bien loin de la contestation d'un Robin des bois, l'altruisme n'est pas la priorité.

La liberté "officielle" est un esclavagisme et une usine à barbares incultes. Les vecteurs de ce mythe sont les seuls à bénéficier de ce chaos et pour l'instant ils se sentent protégés à l'abri dans leurs quartiers résidentiels surprotégés. Mais un jour où l'autre, le monstre se retournera contre son créateur car on ne peut vivre indéfiniment coupé de la réalité.

lundi 3 juin 2013

Élections Présidentielles



Ordre Mondial - Keny Arkana
Extrait de l'album "Désobéissance" (2007)

Je suis là, partout, j'ai resserré les murs,
J'ai imposé ma surveillance, caméra partout dans les rues,
J'ai approfondi les frontières, un rempart pour le Tiers Monde,
Un champs de tir pour les sans 'faf', histoire que les affaires montent.
Je ne défends pas l'être humain, je défends les capitaux,
J'instaure les règles du commerce en faveur des occidentaux,
Je suis l'art de piller, en faisant croire qu'on ne vole rien,
Au service de la croissance, tes droits de l'Homme, j'en rigole bien!
Je me cache derrière des idéologies pour que l'opinion soit d'accord,
J'ai imposé la biométrie sur vos passeports,
J'ai fabriqué la peur, pour que tout le monde soit sur écoute,
Car moi je veux tout répertorier, moi je veux des chiffres et des codes barre!
Je contrôle vos esprits par le biais des médias, vous êtes à ma merci,
Les pieds embourbés dans l'inertie,
Car vous vous croyez libre, mais formatés depuis l'école,
Pour vous apprendre la hiérarchie, à toujours obéir aux ordres.

 

Refrain (x2)

Je suis l'ordre mondial...
L'ordre créé par les puissants,
Confréries, chefs de multinationale,
Politiques économiques, je suis la conjoncture,
Imposée à la planète, j'ai instauré ma dictature.

J'ai anéanti le pouvoir national, j'impose ma loi dans les pays,
C'est le jeu de l'illusion que vous appelez "démocratie",
Car l'ordre vient de moi, certainement pas d'un peuple,
Je vous façonne à mes choix dès que vous tombez dans la peur,
Je suis le produit des tyrans, la structure qui détruit,
Au nom des valeurs marchandes, implantées jusqu'à vos esprits,
Je pompe le sang du Tiers Monde, j'choppe leur politique,
Leur ordonne de nous vendre tous leurs services publics,
Un peuple qui se lève? Moi je lui couperai ses vivres,
Pour mieux alimenter sa haine et l'emmener en guerre civile,
Car y'a pas meilleur profit que le business de la mort,
Destruction, reconstruction, investissement, marché des armes,
Pro-guerre, prospère je fais monter la sauce,
Vous monte les uns contre les autres, pour alimenter ma force,
Car mon règne prend son ampleur dans toutes vos divisions,
Libéralement capitaliste, au service de vos illusions.

 

Refrain(x2)

Tout est profit, tout est marchandise, telle est ma devise,
J'ai inventé les classes pour que vous vous trompiez d'ennemi,
Je vous ai donné des outils, pour lutter contre moi,
Des syndicats, quelques partis mais toujours cadrés par mes lois,
Je, détruis la Nature car ce qui m'importe c'est la, croissance
Votre planète, elle est devenue mon esclave,
Je la nourris de déchets, la pollue jusqu'à la racine,
Pendant que je me rassasie de nouvelles mesures assassines,
J'empoisonne vos corps d'aliments trafiqués,
Génétiquement modifiés car le mal çà fait du chiffre
J'ai déréglé le climat, déshumanisé les Hommes,
Dénaturé le vital, flingué l'espoir en plein essor,
J'ai réussi à vous faire croire, que la Vie se résumait à consommer, consommer,
(Consommer) pour mieux construire mon empire,
Je suis capable du pire, pour vous faire croire en ce qu'il faut,
Si je contrôle vos esprits, c'est grâce à la culture du profit.

 

Refrain(x2)

dimanche 2 juin 2013

DCLXVI



Le cycle Uranus-Neptune


Le cycle Uranus-Neptune dure 171 ans ; il dépasse donc largement le champ d’une vie humaine.

Le cycle actuel de ces deux planètes a commencé avec leur conjonction du Capricorne, au printemps 1821.
[...] La prochaine conjonction aura lieu en 1992, vers 16° du Capricorne. Les phases du cycle Uranus-Neptune sont à rapporter aux événements historiques qui ont conditionné le genre de société où nous vivons actuellement.

Les astrologues ne tiennent habituellement pas assez compte du fait que la plupart des problèmes que doit affronter un individu dans sa vie personnelle, sont, en grande partie, la conséquence d’événements importants, nationaux ou internationaux, du passé.

Le cycle actuel Uranus-Neptune a commencé peu après la mort de Napoléon et l’image qu’il a personnifiée est encore très vivace de nos jours. Et pas seulement en France où les lois napoléoniennes sont encore appliquées, mais aussi dans de nombreux pays à travers le monde. Les astrologues européens lui sont redevables de la mention obligatoire de l’heure de naissance sur les fiches d’état-civil, dans tous les pays qui faisaient partie de l’Empire.

L’image de Napoléon a indubitablement influencé Hitler et Mussolini, ainsi que de nombreux dictateurs d’Afrique et d’Amérique latine. La façon résolue et énergique dont Napoléon a utilisé le pouvoir social se reflète couramment aujourd’hui dans la manière qu’ont les magnats de l’industrie de mettre la main sur les inventions et découvertes de la technologie et d’édifier des cartels internationaux. Le pouvoir personnel et social qu’ils ont aujourd’hui est même supérieur à celui qu’avait Napoléon.

L’énorme pouvoir du complexe industriel-militaire actuel reflète une concentration de pouvoir rendue possible par la révolution industrielle, technologique et sociopolitique qui a commencé avec le XIXe siècle. Pour le meilleur ou pour le pire, la vie économique, politique et sociale de la moitié de la population du globe se trouve entre les mains d’un petit nombre d’individus tout-puissants.

Le cycle actuel Uranus-Neptune, qui a commencé avec la conjonction en Capricorne, est un symbole astrologique particulièrement juste de l’utilisation du pouvoir social pour la glorification personnelle. Le Capricorne se rapporte à la domination de toutes les activités sociales par l’Etat, une corporation, la banque ou par quelque personnage dominant : un dictateur ou dirigeant politique, magnat de l’industrie ou leader d’un syndicat mondial.

Comme les deux prochaines conjonctions Uranus-Neptune en 1992 et 2163, se feront aussi en Capricorne, il semblerait que l’usage et le mauvais usage du pouvoir social affecteront l’humanité pour les temps à venir.

La leçon à retirer de ce cycle, c’est comment utiliser le pouvoir engendré par les changements et inventions uraniens au profit de tous les peuples et non pas au seul bénéfice d’un petit groupe «  d’individualistes acharnés ». Des tentatives valables d’édifier diverses formes d’organisations humanitaires ont été effectuées, notamment par quelques-uns des plus grands magnats, comme Henry Ford, John D. Rockefeller et Andrew Carnegie ; Mais, en général, les industriels ne sont intéressés que par leur bien-être personnel et les hommes d’Etat par leurs intérêts nationaux. Le désir d’acquérir argent et pouvoir, même aux dépens de valeurs morales, demeure la règle plutôt que l’exception.

L’opposition entre ces deux planètes au début du siècle a porté à son paroxysme tout ce que l’humanité avait essayé d’accomplir dans le sens d’une métamorphose globale depuis 1821. Malheureusement, comme l’humanité n’a pas réussi à effectuer un contrôle avisé, éthique et spirituel des fantastiques nouvelles énergies mises à sa disposition, l’opposition a entraîné, dans le monde entier, des clivages et des destructions dans lesquels nous devons vivre : guerres mondiales, prolifération des armes nucléaires, pollution du globe, extinction de nombreuses espèces animales et climat généralisé d’hostilité et de peur.

Uranus et Neptune n’ont pas encore réussi à dominer Saturne, symbole d’impérialisme et de souveraineté nationale absolue. Les institutions et idéologies périmées de Saturne ainsi que les préjugés sociaux et religieux de l’homme sont restés en place. Ensuite, vint le carré décroissant des années 50. L’humanité se voyait proposé le défi de se réorienter plus positivement et de meilleure façon aux pressions et confrontations de la politique internationale. On aurait dû faire carrément face, à ce moment là, aux résultats finaux de tout ce qui a été fait, depuis le début du siècle (l’opposition).


Alexander Ruperti, 1978 – Les cycles du devenir - Éditions du Rocher (p.335)

Je tiens à remercier Obama, Bush, Rockfeller, Rothschild, Netanyahu, Cameron, Elizabeth II, Hollande, Sarko, LePen, Melenchon, Xi Jinping, Van Rompuy, Lagarde, Draghi et Ben Khalifa Al Thani pour l’ensemble de leur œuvre... très inspirante.

vendredi 4 janvier 2013

Rouge pétrole

Y a t-il un lien entre l’impérialisme occidental, la liberté d'expression dans les médias, le 11 septembre et le lobbying industriel?
Ce lien existe, mais il est rare d'en entendre parler au journal télévisé. À la place on préfèrera vous parler de la baisse du pouvoir d'achat, de la neige qui tombe en hiver, de la sécheresse en été, des petites piques entre politiciens, du Buzz du moment, ou du match OM-PSG...


Ce lien est le pétrole.

Les conflits de civilisations, les guerres au Moyen-Orient, le chômage, la faillite de Ford… Toutes ces questions prennent une autre dimension lorsqu'on les met à la lumière des intérêts pétroliers sous-jacents. Quand je dis «pétrole», je devrais aussi parler des énergies fossiles dans leur ensemble.
Toutes les guerres du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui ont le contrôle des énergies fossiles en ligne de mire. Pour s’en persuader il suffit de lire « Pétrole : la fête est finie » de Richard Heinberg (1), ou de jeter un œil sur les documentaires « Gaz et pétrole : guerres secrètes » (2)  et / ou « Pétrole et écrans de fumée » (3).


Le système capitaliste est dépendant du pétrole, une quantité incroyable de nos objets du quotidien utilisent le liquide noir dans leur conception : sans lui pas de déplacements en véhicule, pas de livraisons de marchandises dans les grands Hypermarchés.
Dans les prochaines années le monde va devoir adopter un tout autre mode de vie, abandonner la production de masse qui est source de gaspillage, et opter pour de nouvelles énergies renouvelables.
Pour sa survie l'homme devra réapprendre à trouver ses besoins primordiaux dans son environnement proche, retourner à l'essentiel des choses et privilégier la qualité de vie à la quantité.
Ce tournant dans l'histoire de l'humanité aura nécessairement des répercussions énormes sur l'économie de marché qui s'effondrera, car qui ne consomme pas ne fait pas fonctionner le système.
Nous allons devoir abandonner nos vieilles habitudes acquises depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, qui sont à l'origine des catastrophes écologiques. À peine deux siècles ont suffit pour épuiser les réserves qu'une planète a mis des milliers d'années à produire. D'une certaine façon nous avons tous une part de responsabilité dans l'explication du chaos actuel.

Aujourd'hui l'or noir se raréfie à cause de l'exploitation intensive de ce dernier siècle et nous approchons du pic qui laissera beaucoup de personnes sur le bord de la route.
Cette dernière expression imagée peut renvoyer aux pannes d'essence de nos véhicules, cependant ce ne sera qu'une des conséquences les moins graves de ce manque.
Les gouvernements sont au courant de cela, la demande se fait de plus en plus forte avec l'émergence de nouveaux pays industrialisés, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil et les réserves s'assèchent inéluctablement en même temps que notre écosystème se dégrade.
La crise écologique est déjà là, on en voit les effets sur notre écosystème et il est impossible de la nier. La crise énergétique causée par le manque de ressources fossiles existe tout autant, mais est encore médiatiquement dissimulée. Elle est même une des raisons de la crise économique actuelle.


Pourquoi cette dissimulation?

Avouer au peuple que le pétrole manque et qu'il devra renoncer à son mode de vie est une décision qui traduirait inéluctablement l'impuissance du gouvernement. Cependant il sera difficile pour les États-Unis de justifier de nouvelles guerres contre l'Iran (pour leur réserve de pétrole) ou la Russie (pour le gaz) sous de faux prétextes aussi mensongers que la destitution d'un dictateur (Saddam Hussein pour l'Irak, mis en place par les États-Unis pour rappel) ou les représailles d'attentats terroristes.

Je n’approfondirai pas la question des zones d’ombres des attentats du 11 septembre 2001, des livres comme « La face cachées du 11 septembre » du journaliste Éric Laurent (4) ou le site de l’association Reopen911 (5) sont de formidables sources d’informations accessibles pour toute personne voulant se sortir de la propagande médiatique d’une pensée unique au service des seuls intérêts de Wall-Street.

Pour les éventuelles vierges effarouchées (de moins en moins nombreuses) qui crient au danger de la  théorie de la conspiration, il faut se mettre dans la tête que la version officielle en est une (de théorie de la  conspiration contre les États-Unis). Affirmer qu’Al CIA Qaïda, le Mossad ou/ et l’administration Bush sont derrière tout ça, seule la réouverture d’une enquête indépendante pourrait tirer ça au clair. En attendant, libre à chacun de nier qu’il y a bien eu trois tours qui se sont écroulées ce jour là, ou que trois études scientifiques conduites depuis 2003 ont conclu à des délits d’initiés et des malversations financières en lien avec le 11 septembre. Et que dire des membres de la commission d’enquête qui ont affirmé au Washington Post que la version officielle du 11/9 était basée sur de faux témoignages et de faux documents ? (6 / 7)  

Revenons à nos moutons.

Comment l’OTAN sous commandement US, pourra justifier de nouvelles guerres maintenant que l’épouvantail Ben Laden n’est plus ? « N’est plus » depuis mai 2011 ou décembre 2001 comme le prétendent des sources alternatives, là n’est pas la question (8).

Depuis l’assassinat de Khadafi et les événements syriens, on peut voir le retour à une stratégie plus traditionnelle, façon « Chicago Boys » de Milton Friedman : faire de l’ingérence en finançant l’opposition d’un gouvernement rebelle, voir en organisant un coup d’État, comme ce fut le cas en Amérique latine avec la mise en place de Pinochet au Chili et la tentative de renversement d’Hugo Chavez au Vénézuela. Pour aller plus loin, je conseille vivement le livre (ou le documentaire qui en est tiré) « La stratégie du choc » de Naomi Klein (9) et / ou celui de John Perkins : « Confession d’un assassin économique » (10).

Financer, former et armer des mercenaires pour protéger ses intérêts, voici ce qui se cache derrière « l’élan démocratique » qui pousse l’occident à libérer les peuples. Ainsi chez nous,  Internet a le droit pousser le monde arabe à se soulever si les multinationales et Bernard Henri Levy y trouvent leur intérêt : pétrole lybien? position stratégique syrienne? Mettre un terme à l’iranophilie de Bachar El-Assad ? Bien entendu il est nécessaire d’éviter  de donner de mauvaises idées révolutionnaires à l'Europe où les « indignés » et les altermondialistes sont niés, minimisés, tabassés dans les manifestations, voir assimilés à des terroristes (cf. Affaire de Tarnac, l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, etc…). Laissez place au MES (Mécanisme Européen de Stabilité Monétaire)(11) , au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) (12)  et autres gadgets anti-démocratiques dans le but de faire rembourser au peuple une dette illégitime… (13)

Face au pic pétrolier, deux voies

Nous y sommes, l'heure de vérité approche et deux choix s'offrent à l'homme :
La 1ère solution voudrait que les gouvernements dits «démocratiques» mettent un terme à leur hypocrisie et tombent leur masque en vue de voler les dernières énergies fossiles restantes. Cette perspective n'est valable qu'à court terme, car le problème réapparaitrait en pire : l'augmentation de la population terrestre et l'appauvrissement de la planète et l'amplification des catastrophes écologiques rendront de plus en plus difficiles les conditions de vie de l'humanité. Cela équivaudrait à scier la branche sur laquelle on est assis.

L'autre alternative nécessiterait un changement radical de mode de vie, une production rationalisée et sans gaspillage de notre alimentation passant par une entre-aide et une solidarité accrue entre les peuples. Dans cette optique, le retour à une agriculture traditionnelle est primordiale et à cela devrait se greffer l'exploitation d'énergies alternatives dont certaines sont déjà existantes (la thermodynamie, la fusion froide ou l’énergie solaire par exemple) mais boycottées aujourd'hui par les lobbys industriels trop désireux de conserver leur gagne-pain jusqu’à la dernière goutte.
Le XXIe siècle va nous secouer et il faudra lutter pour faire accoucher cette alternative jugée utopique par les cyniques. Espérons que le matérialisme de notre époque n’aura pas fait disparaître la Foi qui sommeille en chacun, tout comme le pétrole sous nos pieds.





Sources :

  1. Richard Heinberg , 2006, The Oil Depletion Protocol : A Plan to Avert Oil Wars, Terrorism and Economic Collapse - Éditeur : New Society Publishers
  2. Patrick Charles Messance (Special Investigation),  2012 - Gaz et pétrole : guerres secrètes 
  3. Ronald Doyle, 2008 -, Oil, smoke and mirrors (Pétrole et écrans de fumée )
  4. Éric Laurent, 2005 - La face cachées du 11 septembre  - Disponible en édition Pocket
  5. Site Internet de l’association Reopen911 - http://www.reopen911.info/
  6. Dan Eggen, 02/08/2006, 9/11 Panel Suspected Deception by Pentagon : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/08/01/AR2006080101300.html
  7. John Farmer (avocat-conseil de la Commission du 11/9), 2009 - Ground Truth untold America attack - Éditeur : Riverhead Hardcover
  8. Fox News Report : Bin Laden Already Dead (26/12/2001)- http://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html
  9. Naomi Klein , 2008 - The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism (La Stratégie du choc)- Éditeur : Picador
  10. John Perkins, 2005 - Confessions of an economic hitman (Confessions d’un assassin financier : Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis) -  Éditeur : Éditions Ariane
  11. MES, le nouveau dictateur européen : www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/10/mes-le-nouveau-dictateur-europeen/
  12. Le TSCG ou Pacte budgétaire européen expliqué en quelques minutes : www.youtube.com/watch?v=h39KHtMRDGg
  13. Pour comprendre l’arnaque de la loi Pompidou-Rotschild du 13 janvier 1973 et l’article 123 du Traité de Lisbonne : http://www.dailymotion.com/video/xqdhsi_comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes_news#.UN8QKXc2hOY
Le documentaire de Paul Grignon , 2008 - Money as debt (L’argent dette) : http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news

Le texte "Rouge pétrole" a été choisi pour accompagner une exposition photo / graphisme de Tristan Zilberman et Brest Brest Brest, dont le thème est "La fin du pétrole".
Le texte se trouve sur leur site, en bas de cette page :
http://www.fabrique-image.fr/expo_actuellement.html