jeudi 9 mai 2013
L'homme semence
Dans les derniers moments de sa vie (1ère moitié des années 80), Dane Rudhyar, au cours d'une conférence au R.I.T.A.(le Rudhyar Institute for Transpersonal Astrology qu'il avait fondé) a évoqué le futur de l'humanité. Un futur "global". Depuis longtemps, il avait eu l'intuition que la globalisation était inévitable certes, mais surtout nécessaire, à cause de tout un tas de raisons, dont l'accélération des communications, la possibilité de faire le tour du monde en quelques heures, grâce à l'évolution des transports, les migrations de population aussi, et aussi bien sûr parce que si nous souhaitons - entre autres - entreprendre des actions pour préserver notre écosystème, et rendre hommage à la Terre Mère, il allait falloir nous y mettre tous ensemble.
Bien que connaissant parfaitement les dérives possibles de la globalisation en termes économiques, politiques et sociaux - prise de pouvoir par certains peuples au détriment d'autres appelés à disparaître ou à se fondre dans la masse - et en termes culturels ou religieux, etc ... à cause de cela justement, Rudhyar a toujours plaidé pour l'individuel, le respect des peuples et des cultures, parce qu'il voyait toutes ces parties qui composent notre monde comme des particules conscientes et agissantes, reliées à toutes les autres particules du grand Tout, permettant à chacune d'entre elles de s'enrichir mutuellement et d'agir ensemble.
Dans cette conférence, Rudhyar transmet à ses auditeurs son héritage philosophique, dont le principal est le concept d'homme semence.
Je sens que nous sommes au seuil d'un nouvel âge, et que ce dont nous avons besoin maintenant, bien plus que de quoique ce soit d'autre, c'est d'une nouvelle approche des relations humaines et de l'organisation sociale. Nous avons besoin d'une approche planétaire, il nous faut une approche synthétique. Nous avons besoin de quelque chose qui permette à l'individu de comprendre quelle est sa fonction propre dans le monde, parce que si nous devons vivre dans un monde globalisé, il faut alors que chaque individu se soit construit une identité solide qui lui donne les moyens de coopérer avec tous les hommes de par le monde, indépendamment de leur culture, de leur race, de leurs traditions, etc ...
Pour ce faire, il est donc très important que chacun apprenne comment il peut s'établir solidement dans son identité propre. Nous avons besoin d'un nouveau type d'êtres humains. Nous avons besoin de quelque chose qui ne soit plus autant basé sur la notion de conflit, mais plutôt sur l'acceptation pleine et entière de la totalité de l'être humain, corps, esprit, âme, sentiments, tout. Une approche esthétique en contrepartie d'une approche éthique, de façon à être capable de voir comment tout est en relation à l'intérieur du tout, voir ce qu'est le tout, et s'identifier avec la "totalité" de ce tout, plutôt qu'avec une quelconque de ses parties.
Actuellement, bien sûr, nous sommes dans une situation assez difficile. Nous vivons des temps difficiles et ce qui est devant nous, je ne le sais pas vraiment. Je suis plutôt pessimiste en ce qui concerne le futur immédiat, quand je vois la façon dont le monde avance à l'heure actuelle. Mais il faut bien réaliser que les crises sont parfois nécessaires pour accomplir ce qui doit l'être. Le seul problème toutefois est le suivant : il faut s'être préparé avant que la grande crise arrive - quand un nouveau cycle commence - pour pouvoir partir sur la base des semences qui ont été semées avant la crise. Si à un hiver succède un printemps, mais qu'il n'y a pas eu de récolte, aucune semence ne germera au printemps, et il faudra tout reprendre au début, à l'époque des manifestations les plus primitives.
C'est pourquoi j'ai insisté tout au cours de ma vie sur l'idée que j'appelle"homme semence". C'est l'homme qui veut et peut réunir en lui, tel quel, le passé de l'humanité et particulièrement celui du monde occidental, ainsi que celui des autres cultures, parce que ce que nous désirons voir émerger du futur - quelque soit le genre de crise qui advienne - c'est un monde global.
Pour ce faire, il faut donc des hommes qui aient une grande vision, des hommes qui ne soient pas des spécialistes (des généralistes comme on les appelle parfois maintenant) des hommes qui aient une vision et le courage d'attendre et qui d'une certaine façon, par leur vie et leur exemple, partout ce qu'ils laisseront derrière eux en partage après leur mort, deviendront les semences du monde futur. C'est bien sûr le grand choix qu'il nous est proposé à tous de faire, et nous en sommes tous capables. Nous pouvons nous laisser aller à la vibration de masse et au déclin (pourrissement), comme toutes les feuilles du monde lorsqu'elles tombent à l'automne (aussi belles que ces feuilles dorées puissent être) mais elles devront pourrir de toutes façons, et devenir le terreau du futur de la civilisation ; mais il n'y a que l' "homme semence" qui compte vraiment, et c'est celui-là vers lequel il faut aller, qu'il faut rechercher, si vous-même ne vous sentez pas encore au point pour en devenir un, car c'est la "personne semence" qui seule peut assurer la future renaissance de l'humanité.
Je crois qu'aujourd'hui il est inutile d'essayer de se pencher sur le futur immédiat, parce qu'il est très sombre ; mais il faut regarder - pour s'y préparer - la possibilité qu'un monde nouveau puisse avenir, si ce n'est demain, en tout cas après-demain. Je crois que c'est la seule chose qui puisse donner de la valeur à tous nos sacrifices, à notre courage, à nos décisions et à nos choix d'aujourd'hui : devenir des semences pour le développement du monde futur.
J'espère que chacun d'entre vous, dans sa propre vie, et à sa propre façon, peut un jour prochain, très bientôt - si vous ne l'avez pas encore fait - faire ce choix et devenir "homme semence" et "femme semence".
Je vous remercie.
Dane Rudhyar
Source : http://www.la-route-illuminee.org/Le-Rudhyar-Tribute.php
dimanche 28 avril 2013
L'oeil du tigre (illustration)
Dessin illustratif de mon poème "L’œil du tigre" écrit il y a quelques années.
On y retrouve des références aux films Kill Bill de Quentin Tarantino, à Matrix des frères Wachowski, ainsi qu'à l'univers du Manga (Dragon Ball) et du jeu vidéo (Street Fighter).
L'idée était de réaliser une image dynamique, cinglante et "Fun" afin de retranscrire au mieux mon écrit.
"L’œil du tigre", a pour objectif de redonner le courage de repartir au combat, brûler les peurs de notre Karma afin de nous libérer la voie vers notre Dharma et ainsi accomplir la mission de notre incarnation.
On y retrouve des références aux films Kill Bill de Quentin Tarantino, à Matrix des frères Wachowski, ainsi qu'à l'univers du Manga (Dragon Ball) et du jeu vidéo (Street Fighter).
L'idée était de réaliser une image dynamique, cinglante et "Fun" afin de retranscrire au mieux mon écrit.
"L’œil du tigre", a pour objectif de redonner le courage de repartir au combat, brûler les peurs de notre Karma afin de nous libérer la voie vers notre Dharma et ainsi accomplir la mission de notre incarnation.
samedi 27 avril 2013
Du Scorpion au Phénix
"Le Scorpion n'est pas un "Signe maudit" ; péché et misère n'apparaissent que lorsque la grande force créatrice est détournée ou pervertie par des peurs et complexes nés d'un traditionalisme insensé déguisé en vertu, ou comme résultat de conditions sociales chaotiques et viciées. Là où l'énergie Taureau n'a pas pu jouer librement, la personnalité non accomplie recule devant l'effort de nouvelle naissance comme participant social que demande le Scorpion positif. Au lieu de cette union exaltante avec autrui, d'où naîtrait la régénération, apparaît un sentiment de frustration qui empêche l'individu de franchir ce pas. Prédomine alors le ressentiment contre la société ou contre la vie toute entière. Et ce ressentiment, cette violence subconsciente qui détruisent les moyens même de libération vers un état supérieur, sont symbolisés par le dard empoisonné du scorpion, qui porte en lui la mort individuelle et sociale.
Ce n'est pas que le Scorpion devrait se régénérer en aigle, comme aiment à le dire certains symbolistes. Le Scorpion est une dégénérescence. Ce n'est pas le produit d'une saine évolution. L'aigle, ou mieux encore le phénix, est un symbole plus adéquat pour la réalité de cette phase consécutive à la Balance, dans le cycle naturel de transformations annuelles.
Le phénix symbolise la naissance de la vie sur un nouveau plan après la destruction par le feu de toutes les limitations. Ce feu est le véritable symbole de l'énergie brûlant dans l'homme qui a atteint la huitième étape de son voyage à travers le Zodiaque. C'est le feu qui détruit les formes inférieurs pour inviter des formes supérieures à se développer dans la phase Sagittaire du cycle. Ce feu est l'aspect transcendant et occulte du sexe - bien différent de l'impulsion instinctive et procréatrice libérée par le Taureau en tant qu'énergie purement terrestre et féconde.
On a dit beaucoup sur le caractère entier, impitoyable, ambitieux, cruel, jaloux et passionné des gens chez qui l'élément Scorpion domine le thème natal. Mais combien d'êtres qui ne sont pas des types Scorpion font preuve de ces mêmes caractéristiques et comme elles sont souvent absentes chez des natifs du Scorpion ! La plupart de ces traits négatifs, que l'on retrouve chez des personnalités historiques ou vivantes, sont le résultat d'un état social archaïque. Le Scorpion s'identifie constamment à la société et les passions de la société sont les siennes. L'extase et la gloire de la société devraient être son extase et sa gloire. C'est l'homme en qui l'énergie sociale coule avec une intensité contraignante. Si cette énergie est orientée vers la destruction, il deviendra destructeur magnifique, chef impitoyable ou criminel. Quand l'humanité aura appris à vivre comme un tout organique, équilibré, harmonieux et sain, alors ses types Scorpion auront des ailes et communieront avec le Soleil, comme les aigles."
Dane Rudhyar, 1943 - Le Rythme du Zodiaque- Éditions du Rocher (p.135)
Libellés :
Astrologie,
Dessins,
Ésotérisme,
Spiritualité
jeudi 4 avril 2013
dimanche 17 mars 2013
Mage Goulu Mutila
" Le guerrier de la lumière connaît l’importance de l’intuition.
Au beau milieu de la bataille, il n’a pas le temps de penser aux coups de l’ennemi.
Il se fie à son instinct et obéit à son ange gardien.
En période de paix, il déchiffre les signes que Dieu lui envoie.
Les gens disent : « Il est fou. »
Où alors : « Il vit dans un monde imaginaire. »
Ou encore : « Comment peut-il croire en des choses qui n'ont pas de logique ? »
Mais le guerrier sait que l’instinct est l’alphabet de Dieu, et il continue d’écouter le vent et de parler aux étoiles. "
Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière.
Au beau milieu de la bataille, il n’a pas le temps de penser aux coups de l’ennemi.
Il se fie à son instinct et obéit à son ange gardien.
En période de paix, il déchiffre les signes que Dieu lui envoie.
Les gens disent : « Il est fou. »
Où alors : « Il vit dans un monde imaginaire. »
Ou encore : « Comment peut-il croire en des choses qui n'ont pas de logique ? »
Mais le guerrier sait que l’instinct est l’alphabet de Dieu, et il continue d’écouter le vent et de parler aux étoiles. "
Paulo Coelho, Manuel du guerrier de la lumière.
Mage Goulu Mutila - Autoportrait
dimanche 24 février 2013
Hang time
Conjoint à son ascendant, Saturne était la
planète qui teintait le plus la personnalité de mon frère Jonathan.
Cependant, sa Vénus en Balance avait aussi une influence non négligeable dans son thème, d’elle découlait tes talents artistiques. Soleil, Mercure et Saturne en Scorpion apportaient plus de profondeur et exprimaient un combat intérieur, enveloppant de mystère cette volatile Vénus.
"L'étoile du Berger" (son surnom) créé de l’amour, son ressentit de ce qu’elle aime et n’aime pas est très puissant et lui donne une faculté à faire plaisir et se faire plaisir. Vénus, lorsqu’elle occupe une place prédominante dans un thème, confère un caractère agréable, de l’amabilité, un sens esthète... généralement elle confère du charme, en tout cas une attractivité.
Cet astre rend souriant, bienveillant, encourage le développement des dons esthétiques, lesquelles peuvent se traduire dans l’art, la décoration d’une maison, le goût de l’esthétisme, de la mode. Vénus étant symboliquement associée à l’amour, la notion de couple étant très importante pour l’expression des qualités vénusiennes : être proche des gens et de toutes les personnes qui l’entourent (dimension relationnelle à prendre au sens large).
Un type "vénusien" ne cherche généralement pas à brusquer, ne choque pas et se montre diplomate, conciliant, il ne souhaite pas heurter.
Vénus était importante pour les civilisations précolombienne, en particulier pour les Mayas qui la nommaient Chak ek, « la grande étoile » et lui accordaient peut-être plus d'importance qu'au Soleil ; ils identifiaient Vénus au « Kukulkan » (équivalent maya de Quetzalcóatl) et basaient leur Calendrier maya essentiellement sur les cycles de Vénus.
Je guettais du coin de l’œil le transit du 5 juin 2012, au cours duquel le Soleil, Vénus et la Terre devaient s'aligner... phénomène qui ne se reproduira plus avant 105 ans.
Un jour auparavant, le 4 juin 2012, un autre phénomène plus fréquent se produisait : une pleine Lune (opposition du Soleil en Gémeaux et de la Lune en Sagittaire).
Mais finalement, au-delà de tous ces phénomènes célestes, c’est la naissance d’une nouvelle étoile qui m’aura marqué.
Celle de mon frère.
Une marque indélébile.
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3385_transit_venus_2012.php
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! "
Extrait du poème " Le lac " d'Alphonse de Lamartine.
Cependant, sa Vénus en Balance avait aussi une influence non négligeable dans son thème, d’elle découlait tes talents artistiques. Soleil, Mercure et Saturne en Scorpion apportaient plus de profondeur et exprimaient un combat intérieur, enveloppant de mystère cette volatile Vénus.
"L'étoile du Berger" (son surnom) créé de l’amour, son ressentit de ce qu’elle aime et n’aime pas est très puissant et lui donne une faculté à faire plaisir et se faire plaisir. Vénus, lorsqu’elle occupe une place prédominante dans un thème, confère un caractère agréable, de l’amabilité, un sens esthète... généralement elle confère du charme, en tout cas une attractivité.
Cet astre rend souriant, bienveillant, encourage le développement des dons esthétiques, lesquelles peuvent se traduire dans l’art, la décoration d’une maison, le goût de l’esthétisme, de la mode. Vénus étant symboliquement associée à l’amour, la notion de couple étant très importante pour l’expression des qualités vénusiennes : être proche des gens et de toutes les personnes qui l’entourent (dimension relationnelle à prendre au sens large).
Un type "vénusien" ne cherche généralement pas à brusquer, ne choque pas et se montre diplomate, conciliant, il ne souhaite pas heurter.
Vénus était importante pour les civilisations précolombienne, en particulier pour les Mayas qui la nommaient Chak ek, « la grande étoile » et lui accordaient peut-être plus d'importance qu'au Soleil ; ils identifiaient Vénus au « Kukulkan » (équivalent maya de Quetzalcóatl) et basaient leur Calendrier maya essentiellement sur les cycles de Vénus.
Je guettais du coin de l’œil le transit du 5 juin 2012, au cours duquel le Soleil, Vénus et la Terre devaient s'aligner... phénomène qui ne se reproduira plus avant 105 ans.
Un jour auparavant, le 4 juin 2012, un autre phénomène plus fréquent se produisait : une pleine Lune (opposition du Soleil en Gémeaux et de la Lune en Sagittaire).
Mais finalement, au-delà de tous ces phénomènes célestes, c’est la naissance d’une nouvelle étoile qui m’aura marqué.
Celle de mon frère.
Une marque indélébile.
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3385_transit_venus_2012.php
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! "
Extrait du poème " Le lac " d'Alphonse de Lamartine.
vendredi 4 janvier 2013
Rouge pétrole
Y a t-il un lien entre
l’impérialisme occidental, la liberté d'expression dans les médias, le
11 septembre et le lobbying industriel?
Ce lien existe, mais il est rare d'en entendre parler au journal télévisé. À la place on préfèrera vous parler de la baisse du pouvoir d'achat, de la neige qui tombe en hiver, de la sécheresse en été, des petites piques entre politiciens, du Buzz du moment, ou du match OM-PSG...
Ce lien est le pétrole.
Les conflits de civilisations, les guerres au Moyen-Orient, le chômage, la faillite de Ford… Toutes ces questions prennent une autre dimension lorsqu'on les met à la lumière des intérêts pétroliers sous-jacents. Quand je dis «pétrole», je devrais aussi parler des énergies fossiles dans leur ensemble.
Toutes les guerres du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui ont le contrôle des énergies fossiles en ligne de mire. Pour s’en persuader il suffit de lire « Pétrole : la fête est finie » de Richard Heinberg (1), ou de jeter un œil sur les documentaires « Gaz et pétrole : guerres secrètes » (2) et / ou « Pétrole et écrans de fumée » (3).
Le système capitaliste est dépendant du pétrole, une quantité incroyable de nos objets du quotidien utilisent le liquide noir dans leur conception : sans lui pas de déplacements en véhicule, pas de livraisons de marchandises dans les grands Hypermarchés.
Dans les prochaines années le monde va devoir adopter un tout autre mode de vie, abandonner la production de masse qui est source de gaspillage, et opter pour de nouvelles énergies renouvelables.
Pour sa survie l'homme devra réapprendre à trouver ses besoins primordiaux dans son environnement proche, retourner à l'essentiel des choses et privilégier la qualité de vie à la quantité.
Ce tournant dans l'histoire de l'humanité aura nécessairement des répercussions énormes sur l'économie de marché qui s'effondrera, car qui ne consomme pas ne fait pas fonctionner le système.
Nous allons devoir abandonner nos vieilles habitudes acquises depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, qui sont à l'origine des catastrophes écologiques. À peine deux siècles ont suffit pour épuiser les réserves qu'une planète a mis des milliers d'années à produire. D'une certaine façon nous avons tous une part de responsabilité dans l'explication du chaos actuel.
Aujourd'hui l'or noir se raréfie à cause de l'exploitation intensive de ce dernier siècle et nous approchons du pic qui laissera beaucoup de personnes sur le bord de la route.
Cette dernière expression imagée peut renvoyer aux pannes d'essence de nos véhicules, cependant ce ne sera qu'une des conséquences les moins graves de ce manque.
Les gouvernements sont au courant de cela, la demande se fait de plus en plus forte avec l'émergence de nouveaux pays industrialisés, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil et les réserves s'assèchent inéluctablement en même temps que notre écosystème se dégrade.
La crise écologique est déjà là, on en voit les effets sur notre écosystème et il est impossible de la nier. La crise énergétique causée par le manque de ressources fossiles existe tout autant, mais est encore médiatiquement dissimulée. Elle est même une des raisons de la crise économique actuelle.
Pourquoi cette dissimulation?
Avouer au peuple que le pétrole manque et qu'il devra renoncer à son mode de vie est une décision qui traduirait inéluctablement l'impuissance du gouvernement. Cependant il sera difficile pour les États-Unis de justifier de nouvelles guerres contre l'Iran (pour leur réserve de pétrole) ou la Russie (pour le gaz) sous de faux prétextes aussi mensongers que la destitution d'un dictateur (Saddam Hussein pour l'Irak, mis en place par les États-Unis pour rappel) ou les représailles d'attentats terroristes.
Je n’approfondirai pas la question des zones d’ombres des attentats du 11 septembre 2001, des livres comme « La face cachées du 11 septembre » du journaliste Éric Laurent (4) ou le site de l’association Reopen911 (5) sont de formidables sources d’informations accessibles pour toute personne voulant se sortir de la propagande médiatique d’une pensée unique au service des seuls intérêts de Wall-Street.
Pour les éventuelles vierges effarouchées (de moins en moins nombreuses) qui crient au danger de la théorie de la conspiration, il faut se mettre dans la tête que la version officielle en est une (de théorie de la conspiration contre les États-Unis). Affirmer qu’Al CIA Qaïda, le Mossad ou/ et l’administration Bush sont derrière tout ça, seule la réouverture d’une enquête indépendante pourrait tirer ça au clair. En attendant, libre à chacun de nier qu’il y a bien eu trois tours qui se sont écroulées ce jour là, ou que trois études scientifiques conduites depuis 2003 ont conclu à des délits d’initiés et des malversations financières en lien avec le 11 septembre. Et que dire des membres de la commission d’enquête qui ont affirmé au Washington Post que la version officielle du 11/9 était basée sur de faux témoignages et de faux documents ? (6 / 7)
Revenons à nos moutons.
Comment l’OTAN sous commandement US, pourra justifier de nouvelles guerres maintenant que l’épouvantail Ben Laden n’est plus ? « N’est plus » depuis mai 2011 ou décembre 2001 comme le prétendent des sources alternatives, là n’est pas la question (8).
Depuis l’assassinat de Khadafi et les événements syriens, on peut voir le retour à une stratégie plus traditionnelle, façon « Chicago Boys » de Milton Friedman : faire de l’ingérence en finançant l’opposition d’un gouvernement rebelle, voir en organisant un coup d’État, comme ce fut le cas en Amérique latine avec la mise en place de Pinochet au Chili et la tentative de renversement d’Hugo Chavez au Vénézuela. Pour aller plus loin, je conseille vivement le livre (ou le documentaire qui en est tiré) « La stratégie du choc » de Naomi Klein (9) et / ou celui de John Perkins : « Confession d’un assassin économique » (10).
Financer, former et armer des mercenaires pour protéger ses intérêts, voici ce qui se cache derrière « l’élan démocratique » qui pousse l’occident à libérer les peuples. Ainsi chez nous, Internet a le droit pousser le monde arabe à se soulever si les multinationales et Bernard Henri Levy y trouvent leur intérêt : pétrole lybien? position stratégique syrienne? Mettre un terme à l’iranophilie de Bachar El-Assad ? Bien entendu il est nécessaire d’éviter de donner de mauvaises idées révolutionnaires à l'Europe où les « indignés » et les altermondialistes sont niés, minimisés, tabassés dans les manifestations, voir assimilés à des terroristes (cf. Affaire de Tarnac, l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, etc…). Laissez place au MES (Mécanisme Européen de Stabilité Monétaire)(11) , au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) (12) et autres gadgets anti-démocratiques dans le but de faire rembourser au peuple une dette illégitime… (13)
Face au pic pétrolier, deux voies
Nous y sommes, l'heure de vérité approche et deux choix s'offrent à l'homme :
La 1ère solution voudrait que les gouvernements dits «démocratiques» mettent un terme à leur hypocrisie et tombent leur masque en vue de voler les dernières énergies fossiles restantes. Cette perspective n'est valable qu'à court terme, car le problème réapparaitrait en pire : l'augmentation de la population terrestre et l'appauvrissement de la planète et l'amplification des catastrophes écologiques rendront de plus en plus difficiles les conditions de vie de l'humanité. Cela équivaudrait à scier la branche sur laquelle on est assis.
L'autre alternative nécessiterait un changement radical de mode de vie, une production rationalisée et sans gaspillage de notre alimentation passant par une entre-aide et une solidarité accrue entre les peuples. Dans cette optique, le retour à une agriculture traditionnelle est primordiale et à cela devrait se greffer l'exploitation d'énergies alternatives dont certaines sont déjà existantes (la thermodynamie, la fusion froide ou l’énergie solaire par exemple) mais boycottées aujourd'hui par les lobbys industriels trop désireux de conserver leur gagne-pain jusqu’à la dernière goutte.
Le XXIe siècle va nous secouer et il faudra lutter pour faire accoucher cette alternative jugée utopique par les cyniques. Espérons que le matérialisme de notre époque n’aura pas fait disparaître la Foi qui sommeille en chacun, tout comme le pétrole sous nos pieds.
Sources :
Le texte "Rouge
pétrole" a été choisi pour accompagner une exposition photo / graphisme
de Tristan Zilberman et Brest Brest Brest, dont le thème est "La fin du
pétrole".
Ce lien existe, mais il est rare d'en entendre parler au journal télévisé. À la place on préfèrera vous parler de la baisse du pouvoir d'achat, de la neige qui tombe en hiver, de la sécheresse en été, des petites piques entre politiciens, du Buzz du moment, ou du match OM-PSG...
Ce lien est le pétrole.
Les conflits de civilisations, les guerres au Moyen-Orient, le chômage, la faillite de Ford… Toutes ces questions prennent une autre dimension lorsqu'on les met à la lumière des intérêts pétroliers sous-jacents. Quand je dis «pétrole», je devrais aussi parler des énergies fossiles dans leur ensemble.
Toutes les guerres du XXème siècle jusqu'à aujourd'hui ont le contrôle des énergies fossiles en ligne de mire. Pour s’en persuader il suffit de lire « Pétrole : la fête est finie » de Richard Heinberg (1), ou de jeter un œil sur les documentaires « Gaz et pétrole : guerres secrètes » (2) et / ou « Pétrole et écrans de fumée » (3).
Le système capitaliste est dépendant du pétrole, une quantité incroyable de nos objets du quotidien utilisent le liquide noir dans leur conception : sans lui pas de déplacements en véhicule, pas de livraisons de marchandises dans les grands Hypermarchés.
Dans les prochaines années le monde va devoir adopter un tout autre mode de vie, abandonner la production de masse qui est source de gaspillage, et opter pour de nouvelles énergies renouvelables.
Pour sa survie l'homme devra réapprendre à trouver ses besoins primordiaux dans son environnement proche, retourner à l'essentiel des choses et privilégier la qualité de vie à la quantité.
Ce tournant dans l'histoire de l'humanité aura nécessairement des répercussions énormes sur l'économie de marché qui s'effondrera, car qui ne consomme pas ne fait pas fonctionner le système.
Nous allons devoir abandonner nos vieilles habitudes acquises depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, qui sont à l'origine des catastrophes écologiques. À peine deux siècles ont suffit pour épuiser les réserves qu'une planète a mis des milliers d'années à produire. D'une certaine façon nous avons tous une part de responsabilité dans l'explication du chaos actuel.
Aujourd'hui l'or noir se raréfie à cause de l'exploitation intensive de ce dernier siècle et nous approchons du pic qui laissera beaucoup de personnes sur le bord de la route.
Cette dernière expression imagée peut renvoyer aux pannes d'essence de nos véhicules, cependant ce ne sera qu'une des conséquences les moins graves de ce manque.
Les gouvernements sont au courant de cela, la demande se fait de plus en plus forte avec l'émergence de nouveaux pays industrialisés, comme la Chine, l'Inde ou le Brésil et les réserves s'assèchent inéluctablement en même temps que notre écosystème se dégrade.
La crise écologique est déjà là, on en voit les effets sur notre écosystème et il est impossible de la nier. La crise énergétique causée par le manque de ressources fossiles existe tout autant, mais est encore médiatiquement dissimulée. Elle est même une des raisons de la crise économique actuelle.
Pourquoi cette dissimulation?
Avouer au peuple que le pétrole manque et qu'il devra renoncer à son mode de vie est une décision qui traduirait inéluctablement l'impuissance du gouvernement. Cependant il sera difficile pour les États-Unis de justifier de nouvelles guerres contre l'Iran (pour leur réserve de pétrole) ou la Russie (pour le gaz) sous de faux prétextes aussi mensongers que la destitution d'un dictateur (Saddam Hussein pour l'Irak, mis en place par les États-Unis pour rappel) ou les représailles d'attentats terroristes.
Je n’approfondirai pas la question des zones d’ombres des attentats du 11 septembre 2001, des livres comme « La face cachées du 11 septembre » du journaliste Éric Laurent (4) ou le site de l’association Reopen911 (5) sont de formidables sources d’informations accessibles pour toute personne voulant se sortir de la propagande médiatique d’une pensée unique au service des seuls intérêts de Wall-Street.
Pour les éventuelles vierges effarouchées (de moins en moins nombreuses) qui crient au danger de la théorie de la conspiration, il faut se mettre dans la tête que la version officielle en est une (de théorie de la conspiration contre les États-Unis). Affirmer qu’Al CIA Qaïda, le Mossad ou/ et l’administration Bush sont derrière tout ça, seule la réouverture d’une enquête indépendante pourrait tirer ça au clair. En attendant, libre à chacun de nier qu’il y a bien eu trois tours qui se sont écroulées ce jour là, ou que trois études scientifiques conduites depuis 2003 ont conclu à des délits d’initiés et des malversations financières en lien avec le 11 septembre. Et que dire des membres de la commission d’enquête qui ont affirmé au Washington Post que la version officielle du 11/9 était basée sur de faux témoignages et de faux documents ? (6 / 7)
Revenons à nos moutons.
Comment l’OTAN sous commandement US, pourra justifier de nouvelles guerres maintenant que l’épouvantail Ben Laden n’est plus ? « N’est plus » depuis mai 2011 ou décembre 2001 comme le prétendent des sources alternatives, là n’est pas la question (8).
Depuis l’assassinat de Khadafi et les événements syriens, on peut voir le retour à une stratégie plus traditionnelle, façon « Chicago Boys » de Milton Friedman : faire de l’ingérence en finançant l’opposition d’un gouvernement rebelle, voir en organisant un coup d’État, comme ce fut le cas en Amérique latine avec la mise en place de Pinochet au Chili et la tentative de renversement d’Hugo Chavez au Vénézuela. Pour aller plus loin, je conseille vivement le livre (ou le documentaire qui en est tiré) « La stratégie du choc » de Naomi Klein (9) et / ou celui de John Perkins : « Confession d’un assassin économique » (10).
Financer, former et armer des mercenaires pour protéger ses intérêts, voici ce qui se cache derrière « l’élan démocratique » qui pousse l’occident à libérer les peuples. Ainsi chez nous, Internet a le droit pousser le monde arabe à se soulever si les multinationales et Bernard Henri Levy y trouvent leur intérêt : pétrole lybien? position stratégique syrienne? Mettre un terme à l’iranophilie de Bachar El-Assad ? Bien entendu il est nécessaire d’éviter de donner de mauvaises idées révolutionnaires à l'Europe où les « indignés » et les altermondialistes sont niés, minimisés, tabassés dans les manifestations, voir assimilés à des terroristes (cf. Affaire de Tarnac, l’aéroport de Notre-Dame-des Landes, etc…). Laissez place au MES (Mécanisme Européen de Stabilité Monétaire)(11) , au TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) (12) et autres gadgets anti-démocratiques dans le but de faire rembourser au peuple une dette illégitime… (13)
Face au pic pétrolier, deux voies
Nous y sommes, l'heure de vérité approche et deux choix s'offrent à l'homme :
La 1ère solution voudrait que les gouvernements dits «démocratiques» mettent un terme à leur hypocrisie et tombent leur masque en vue de voler les dernières énergies fossiles restantes. Cette perspective n'est valable qu'à court terme, car le problème réapparaitrait en pire : l'augmentation de la population terrestre et l'appauvrissement de la planète et l'amplification des catastrophes écologiques rendront de plus en plus difficiles les conditions de vie de l'humanité. Cela équivaudrait à scier la branche sur laquelle on est assis.
L'autre alternative nécessiterait un changement radical de mode de vie, une production rationalisée et sans gaspillage de notre alimentation passant par une entre-aide et une solidarité accrue entre les peuples. Dans cette optique, le retour à une agriculture traditionnelle est primordiale et à cela devrait se greffer l'exploitation d'énergies alternatives dont certaines sont déjà existantes (la thermodynamie, la fusion froide ou l’énergie solaire par exemple) mais boycottées aujourd'hui par les lobbys industriels trop désireux de conserver leur gagne-pain jusqu’à la dernière goutte.
Le XXIe siècle va nous secouer et il faudra lutter pour faire accoucher cette alternative jugée utopique par les cyniques. Espérons que le matérialisme de notre époque n’aura pas fait disparaître la Foi qui sommeille en chacun, tout comme le pétrole sous nos pieds.
- Richard Heinberg , 2006, The Oil Depletion Protocol : A Plan to Avert Oil Wars, Terrorism and Economic Collapse - Éditeur : New Society Publishers
- Patrick Charles Messance (Special Investigation), 2012 - Gaz et pétrole : guerres secrètes
- Ronald Doyle, 2008 -, Oil, smoke and mirrors (Pétrole et écrans de fumée )
- Éric Laurent, 2005 - La face cachées du 11 septembre - Disponible en édition Pocket
- Site Internet de l’association Reopen911 - http://www.reopen911.info/
- Dan Eggen, 02/08/2006, 9/11 Panel Suspected Deception by Pentagon : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/08/01/AR2006080101300.html
- John Farmer (avocat-conseil de la Commission du 11/9), 2009 - Ground Truth untold America attack - Éditeur : Riverhead Hardcover
- Fox News Report : Bin Laden Already Dead (26/12/2001)- http://www.foxnews.com/story/0,2933,41576,00.html
- Naomi Klein , 2008 - The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism (La Stratégie du choc)- Éditeur : Picador
- John Perkins, 2005 - Confessions of an economic hitman (Confessions d’un assassin financier : Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis) - Éditeur : Éditions Ariane
- MES, le nouveau dictateur européen : www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/10/mes-le-nouveau-dictateur-europeen/
- Le TSCG ou Pacte budgétaire européen expliqué en quelques minutes : www.youtube.com/watch?v=h39KHtMRDGg
- Pour comprendre l’arnaque de la loi Pompidou-Rotschild du 13 janvier 1973 et l’article 123 du Traité de Lisbonne : http://www.dailymotion.com/video/xqdhsi_comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes_news#.UN8QKXc2hOY
Le texte "Rouge
pétrole" a été choisi pour accompagner une exposition photo / graphisme
de Tristan Zilberman et Brest Brest Brest, dont le thème est "La fin du
pétrole".
Le texte se trouve sur leur site, en bas de cette page :
http://www.fabrique-image.fr/expo_actuellement.html
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