samedi 14 juin 2014

samedi 7 juin 2014

"Bien" et "Mal" dans la métaphysique de René Guénon

Beaucoup, se laissant tromper par les apparences, s’imaginent qu’il y a dans ce monde comme deux principes opposés (le Bien et le Mal) se disputant la suprématie, conception erronée qui est, au fond, la même chose que celle qui, en langage théologique, met Satan au même niveau que Dieu, et que, à tort ou à raison, on attribue communément aux Manichéens […]

C’est toujours en somme, le point de vue partiel qui est « maléfique », et le point de vue total, ou relativement tel par rapport au premier, qui est « bénéfique », parce que tous les désordres possibles ne sont tels qu’en tant qu’on les envisage en eux-mêmes et « séparativement », et dont, dépouillés de leur aspect « négatif », ils sont des éléments constitutifs au même titre que toute autre chose ; en définitive, il n’y a de « maléfique » que la limitation qui conditionne nécessairement toute existence contingente, et cette limitation n’a elle-même en réalité qu’une existence purement négative. Nous avons parlé tout d’abord comme si les deux points de vue « bénéfique » et « maléfique » étaient en quelque sorte symétriques ; mais il est facile de comprendre qu’il n’en est rien, et que le second n’exprime que quelque chose d’instable et de transitoire, tandis que ce que représente le premier a seul un caractère permanent et définitif, de sorte que l’aspect « bénéfique » ne peut pas ne pas l’emporter finalement, alors que l’aspect « maléfique » s’évanouit entièrement, parce que, au fond, il n’était qu’une illusion inhérente à la « séparativité ». Seulement, à vrai dire, on ne peut plus alors parler proprement de « bénéfique », non plus que de « maléfique », en tant que ces deux termes sont essentiellement corrélatifs et marquent une opposition qui n’existe plus, car, comme toute opposition, elle appartient exclusivement à un certain domaine relatif et limité ; dès qu’elle est dépassée, il y a simplement ce qui est ; et c’est ainsi que, si l’on veut aller jusqu’à la réalité de l’ordre le plus profond, on peut dire en toute rigueur que la « fin d’un monde » n’est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d’une illusion.

Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, René Guénon, éd. Gallimard, 1945, chap. XL La fin d'un monde, p. 271-272


Il faut lire lentement pour bien intégrer le concept. Lorsque l'on parle de point de vue partiel inclus (et non opposé) dans un point de vue total, cela peut s'appliquer analogiquement à tous les degrés, qu'il s'agisse d'un être ou d'un monde.
À partir de ce concept, il est plus facile de percevoir un "plan divin" à travers l'enchaînement des cycles terrestres imbriqués dans le Manvantara actuel, c'est-à-dire le cycle de l'humanité toute entière.
Toute existence, tout événement (jugé positif ou négatif par notre point du vue humain limité), toute décision, tout refus d'agir, est lié aux Karmas de chacun. L'ensemble des expériences humaines, conscientes et inconscientes (de nos vies antérieures?) constituent l'âme du monde. À cette échelle supra-humaine, la séparation n'existe plus, nous sommes un TOUT, comme notre corps humain est un TOUT bien que constitué de membres différents, eux même constituées de cellules, qui sont le résultat de l'agglomération d'atomes, etc... 
À cette échelle, Satan (la séparation / limitation, Saturne) est vaincu par le "bénéfique" qui l'englobe et redevient un ange serviteur comme à l'origine, dès lors l'illusion de la prétendue égalité entre Dieu et Diable se dissipe puisqu'au final ce dernier sert les intérêts du 1er (sans en être conscient) par les épreuves qu'il soumet à l'homme. Ces épreuves sont autant de prise de conscience possibles propices à l'évolution spirituelle, évolution qui est le plus souvent visible en "dézoomant" à l'échelle d'une vie ou de plusieurs réincarnations.

En fait, je pense que si l'on parvient à comprendre ce passage du livre de Guénon, on peut se faire une idée plus précise du Sens de la Vie.

La fille Tao et son âme

samedi 26 avril 2014

Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps

René Guénon également connu sous le nom d'Abd al-Wâhid Yahyâ est né à Blois le 15 novembre 1886 et est mort au Caire en Égypte le 7 janvier 1951. Ces livres ont trait, principalement, à la métaphysique, à l'ésotérisme et à la critique du monde moderne.

Son œuvre oppose les civilisations restées fidèles à l'« esprit traditionnel » qui, selon lui, « n'a plus de représentant authentique qu'en Orient » à l'ensemble de la civilisation moderne, considérée comme déviée. Elle a modifié en profondeur la réception de l'ésotérisme en Occident dans la seconde moitié du XXe siècle, et a eu une influence marquante sur des auteurs aussi divers que Mircea Eliade, Hubert Benoit, Raymond Queneau ou encore André Breton. 


Source Wikipédia

L'"esprit moderne" obéirait au principe de l'entropie et serait le fruit d'une dégradation progressive de la "Tradition" dans le sens "Guénonien" du terme. Notre époque se rapprocherait de la copie inversée de ce qu'était le monde à l'origine de l'humanité : inversement des valeurs, prédominance du rationalisme et du matérialisme, culte du Veau d'Or et étouffement de toute spiritualité, séparation de l'homme et de la nature, développement du binôme division / uniformisation (opposés à celui de l'unité / division)...
Quoique nous fassions, nous sommes tous imprégnés de l'"esprit moderne" propre à la fin de l'ère du Kali Yuga, époque la plus éloignée de l'âge d'Or de la "Tradition" originelle et universelle d'avant l'Histoire connue (il y a + de 4 millions d'années) selon la cosmogonie hindoue.  
Ce que Guénon appelle la "Tradition" est une sagesse immuable d'origine divine, une "Tradition Primordiale", transmise depuis l'origine de l'humanité et restaurée en partie par chaque fondateur d'une nouvelle religion, mais progressivement pervertie et détournée par les transmetteurs des religion et par l'évolution naturelle du monde. 
Cette "dégradation" (mot probablement impropre) fait dont partie du "plan", car comme le dit René Guénon page 7 du "Règne de la Quantité" : "Même les erreurs sont justifiées : car tout ce qui existe en quelque façon que ce soit, même l’erreur, a nécessairement sa raison d’être, et le désordre lui-même doit finalement trouver sa place parmi les éléments de l’ordre universel." 

Ce qui rappelle un peu la phrase du Christ (Mattieu 18 v7-11) : "Malheur au monde à cause des scandales ! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive !" 

Pour résumer, le bordel mondial est inévitable (pour aboutir à l'éveil des consciences?) et ce phénomène s'accélère comme le phénomène de la chute libre ; le tout est d'en être conscient et de ne pas pour autant soi-même un générateur de chaos par sa façon de vivre. Du moins, c'est comme ça que je comprends cette facette de la métaphysique de Guénon.

Parmi les ouvrages lus de l'auteur, la "Crise du monde moderne" et "Règne de la Quantité et les Signes des Temps" (écrits respectivement en 1927 et 1945) anticipent de manière très précise et impressionnante, l'état du monde dans lequel nous vivons en ce début de XXIe siècle.

Extrait du "Règne de la Quantité et les Signes des Temps" : 


La vérité est que cet esprit moderne, chez tous ceux qui en sont affectés à un degré quelconque, implique une véritable haine du secret et de tout ce qui y ressemble de près ou de loin, dans quelque domaine que ce soit ; [...] Au fond, le véritable secret, et d’ailleurs le seul qui ne puisse jamais être trahi d’aucune façon, réside uniquement dans l’inexprimable, qui est par là même incommunicable, et il y a nécessairement une part d’inexprimable dans toute vérité d’ordre transcendant ; c’est en cela que réside essentiellement, en réalité, la signification profonde du secret initiatique ; un secret extérieur quelconque ne peut jamais avoir que la valeur d’une image ou d’un symbole de celui-là, et aussi, parfois, celle d’une « discipline » qui peut n’être pas sans profit. Mais, bien entendu, ce sont là des choses dont le sens et la portée échappent entièrement à la mentalité moderne, et à l’égard desquelles l’incompréhension engendre tout naturellement l’hostilité ; du reste, le vulgaire éprouve toujours une peur instinctive de tout ce qu’il ne comprend pas, et la peur n’engendre que trop facilement la haine, même quand on s’efforce en même temps d’y échapper par la négation pure et simple de la vérité incomprise ; il y a d’ailleurs des négations qui ressemblent elles-mêmes à de véritables cris de rage, comme par exemple celles des soi-disant « libres-penseurs » à l’égard de tout ce qui se rapporte à la religion.

La mentalité moderne est donc ainsi faite qu’elle ne peut souffrir aucun secret ni même réserve ; de telles choses, puisqu’elle en ignore les raisons, ne lui apparaissent d’ailleurs que comme des « privilèges » établis au profit de quelques-uns, et elle ne peut non plus souffrir aucune supériorité ; si on voulait entreprendre de lui expliquer que ces soi-disant « privilèges » ont en réalité leur fondement dans la nature même des êtres, ce serait peine perdue, car c’est précisément là ce que nie obstinément son « égalitarisme ». Non seulement elle se vante, bien à tort d’ailleurs, de supprimer tout « mystère » par sa science et sa philosophie exclusivement « rationnelles » et mises « à la portée de tout le monde » ; mais encore cette horreur du « mystère » va si loin, dans tous les domaines, qu’elle s’étend même jusqu’à ce qu’on est convenu d’appeler la « vie ordinaire ».
Pourtant, un monde où tout serait devenu « public » aurait un caractère proprement monstrueux ; nous disons « serait », car, en fait, nous n’en sommes pas encore tout à fait là malgré tout, et peut-être même cela ne sera-t-il jamais complètement réalisable, car il s’agit encore ici d’une « limite » ; mais il est incontestable que, de tous les côtés, on vise actuellement à obtenir un tel résultat, et, à cet égard, on peut remarquer que nombre d’adversaires apparents de la « démocratie » ne font en somme qu’en pousser encore plus loin les conséquences s’il est possible, parce qu’ils sont, au fond, tout aussi pénétrés de l’esprit moderne que ceux-là mêmes à qui ils veulent s’opposer. Pour amener les hommes à vivre entièrement « en public », on ne se contente pas de les rassembler en « masse » à toute occasion et sous n’importe quel prétexte ; on veut encore les loger, non pas seulement dans des « ruches » comme nous le disions précédemment, mais littéralement dans des « ruches de verre », disposées d’ailleurs de telle façon qu’il ne leur sera possible d’y prendre leurs repas qu’ »en commun » ; les hommes qui sont capables de se soumettre à une telle existence sont vraiment tombés à un niveau « infrahumain », au niveau, si l’on veut, d’insectes tels que les abeilles et les fourmis ; et on s’efforce du reste, par tous les moyens, de les « dresser » à n’être pas plus différents entre eux que ne le sont les individus de ces espèces animales, si ce n’est même moins encore.
[...] La haine du secret, au fond, n’est pas autre chose qu’une des formes de la haine pour tout ce qui dépasse le niveau « moyen », et aussi pour tout ce qui s’écarte de l’uniformité qu’on veut imposer à tous ; et pourtant il y a, dans le monde moderne lui-même, un secret qui est mieux gardé que tout autre : c’est celui de la formidable entreprise de suggestion qui a produit et qui entretient la mentalité actuelle, et qui l’a constituée et, pourrait-on dire, « fabriquée » de telle façon qu’elle ne peut qu’en nier l’existence et même la possibilité, ce qui, assurément est bien le meilleur moyen, et un moyen d’une habileté vraiment « diabolique », pour que ce secret ne puisse jamais être découvert.



Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, René Guénon, éd. Gallimard, 1945, chap. XII La Haine du Secret, p. 88
 

vendredi 7 février 2014

Page de vie

Bande dessinée réalisée pour un concours organisé à Bourg-lès-Valence au début du XXIe siècle (2002 ? 2003 ?). En une seule page, la B.D. devait coller au thème du concours : "Page de vie".
Outils utilisés : Crayon et stylo bille.


samedi 25 janvier 2014

L'Arbre de vie

" On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes. "
Proverbe juif


lundi 21 octobre 2013

Apprentis sorciers


"Recherchez la liberté et vous deviendrez esclave de vos désirs. 
Recherchez la discipline et vous trouverez la liberté" 
Koan Zen



Je trouve cette citation particulièrement intéressante, non pas que j'ai atteint moi même la discipline qui permette d'accéder à la liberté, mais je pense qu'il suffirait simplement d'arpenter ce chemin pour changer bien des choses. 

Nous vivons dans une société où l'on crée des besoins à la chaîne et où l'on conditionne les gens a un idéal illusoire construit autour d'un concept de la liberté vidé de son sens. Cette idée de la liberté comprise aujourd’hui par nos contemporains, n'est en fait qu'un comportement individualiste consumériste visant à faire fonctionner le système capitaliste, système inadapté à l'humain, ni à la planète. 
De nos jours, des hommes esclaves des intérêts privés de leurs maîtres, eux mêmes esclaves de leur cupidité, font la guerre pour "libérer" des peuples considérés comme esclaves d'un dictateur, d'une religion ou d'une idéologie différente. Cette "libération" génère un chaos, condition sinequa none pour remodeler à sa guise la volonté des groupes humains. La stratégie du choc comme l'appelle la journaliste canadienne Naomi Klein. 
La nouvelle idéologie inoculée sera dès lors compatible avec l'économie de marché, les multinationales s'accapareront des richesses du pays et toute souveraineté sera assimilée à une attitude réactionnaire et raciste. Le vide existentiel étant nécessaire pour pousser l'homme à le combler par la consommation, toute notion de spiritualité sera marginalisée en mettant en avant l’extrémisme de minorités religieuses, parfois construit de toute pièce. 

L'argent, le confort matériel, le paraître, le sexe, la satisfaction immédiate de besoins que l'on finit par croire qu'ils viennent de nous, tels seront les seuls idéaux matérialistes à atteindre. L'uniformisation du monde par l'idéologie capitaliste tend à imposer ce concept de "liberté" : une soumission aux instincts les plus bas qui est le parfait opposé de ce que la Tradition entendait par le terme de "Liberté", à savoir une libération de l'emprise de ses instincts par une meilleur compréhension et un contrôle, permettant une transcendance et une sublimation. Bien sûr, cela ne signifie pas suppression pour autant, au contraire ce désir doit être nourri, attisé, c'est le moteur de notre vie. 

Le monde contemporain et ses multiples tentations créés la confusion. 
Par exemple, les parents confondent parfois "besoins" et "désirs créés de toute pièce par la société de consommation". Les parents se doivent de répondre aux besoins de l'enfant, lui donner à manger, à boire, le protéger. Le chemin vers le désir doit être arpenter par l'enfant lui même, il doit entrer en interaction avec son environnement pour le réaliser, il doit apprendre la frustration qui l’amènera à transcender ce désir, lui faire comprendre ce que cache cette attirance. Un enfant dont le désir est assouvit par un intermédiaire extérieur, trouvera tout de suite un nouvel objet à désiré. Par la suite, l'enfant devenu adulte risque de tomber dans un comportement égocentrique et une forme de boulimie (de nourriture, d'affection et plus globalement de tous substituts addictifs) après avoir intégré très tôt l'idée que tout désir doit aboutir à une satisfaction immédiate. À l'inverse, le désir comblé peut aboutir à un comportement dépressif, le feu intérieur n'étant plus attisé. La personne pensera que le désir est accessible uniquement par l'intermédiaire d'autrui et que son action propre n'a aucun effet. Dès lors, la dépendance à l'autre opérera, il n'aura pas les armes nécessaires pour nourrir le feu intérieur qui dort sous les braises. 

Il est facile de comprendre que la société de consommation se satisfait pleinement de ce genre de citoyens, le vide existentiel est bien creusé chez ce type de personnes et le système leur apportera toutes sortes de produits (antidépresseurs, TV, jeux vidéos...) pour réparer provisoirement les effets, sans jamais s'attaquer à la cause originelle de leur mal être. L'isolement, ou le sentiment d'être isolé, caractérise aussi ces personnes, car l'accent mis sur la satisfaction de ses besoins coupe naturellement l'individu de l'extérieur. Tout cela est un résultat amplifié par la peur de l'inconnu et entretenu par les médias anxiogènes (séries policières, films violents, faits-divers...) lesquels créent un besoin de sécurité. Celle-ci passera par la nécessité de se plier à l'image que l'on se fait de l'opinion publique. Image artificielle construite par les médias. Ainsi, grâce au regard biaisé et orienté du journal télévisé, le public découvrira que la seule voie d'issue à son malheur passe par une adhésion aux besoins du capitalisme. Et la boucle est bouclée.

L'idée de rébellion est elle même déviée de son sens premier. Le rebelle d'aujourd'hui ne cherche pas à renverser le système, ni à générer de mouvement révolutionnaire. La rébellion d'aujourd'hui est parfaitement raccord avec l'idéologie qu'il prétend combattre. Conformément à ce dernier, le rebelle moderne est individualiste, il pense d'abord à ses intérêts, embrasse l'esprit de compétition et de prédation inhérente à la logique capitaliste. Il lutte avec brutalité contre les vraies idées révolutionnaires, celles qui ne passent pas à la TV ou dont le message est trahi par les relais médiatiques pour être mieux ridiculisé. Si le rebelle 2.0 s'oppose à l'autorité de ses maîtres, ce n'est pas pour proposer un monde meilleur, mais pour leur prendre la place. Car il est profondément envieux, il se rêve en Tony Montana prêt à gravir au plus vite les échelons pour déboulonner le parrain.

L'argent est le Dieu du Rebelle médiatisé, qui n'est en fait qu'une fausse alternative au régime en place. Ses objectifs sont les mêmes, il vise uniquement une autre cible marketing, principalement les jeunes. Chez lui aussi toute velléité spirituelle est étouffée, car la TV lui aura dit que les prêtres sont tous pédophiles et les femmes voilées toutes soumises. Mais si le rebelle se réfère à la religion, ce sera pour la détourner, servir ses appétits communautaristes et doper son individualisme. Le rebelle 2.0 entre en religion pour marquer sa différence par rapport à l'autre, c'est un apparat identitaire qui se torche avec l’universalisme de la Foi qu'il prétend défendre. 
C'est dans ce rapport à la société dépolitisé, décomplexé et décérébrée qu'il va s'en prendre à l'autorité, celle des professeurs, des flics... Il privilégie la quantité à la qualité, l'accumulation des biens matériels tout comme les hommes et/ou femmes qui ne sont plus qu'objets nécessaires à la renommée et au blindage de l'ego. il est contre les entraves, pour la dérégulation du marché, il pense naïvement que l'égalité des chances est le produit de l'abolition des barrières. Or, sans cadre, c'est la loi du plus fort par l'argent qui l'emporte dans cette situation. Le rebelle en ressortira perdant et dans le meilleur des cas il se rendra compte de la manipulation avant d'être descendu. Au final il ne restera dans l'histoire que son rôle d'idiot utile à la conservation du pouvoir par l'élite en place. Bref, on est bien loin de la contestation d'un Robin des bois, l'altruisme n'est pas la priorité.

La liberté "officielle" est un esclavagisme et une usine à barbares incultes. Les vecteurs de ce mythe sont les seuls à bénéficier de ce chaos et pour l'instant ils se sentent protégés à l'abri dans leurs quartiers résidentiels surprotégés. Mais un jour où l'autre, le monstre se retournera contre son créateur car on ne peut vivre indéfiniment coupé de la réalité.

jeudi 3 octobre 2013

Zodiaque, l'exposition artistique... à Grenoble




Après 10 jours d'exposition à Nyons en Drôme Provençale, les toiles de la série " Zodiaque " vont côtoyer les montagnes iséroises...

Samedi 12 octobre 2013 débute mon exposition, au Centre d'Astrologie Humaniste Appliquée de Grenoble. 
Rendez-vous à partir de 17h, au 1 Rue Expilly près du cinéma les 6 Rex au Centre ville, à l'occasion du vernissage.  À cette occasion la vidéo " Zodiaque " sera diffusée et viendra enrichir la lecture des œuvres.

L'exposition sera visible jusqu'au mois de mars 2014, aux heures de permanences de l'association Altaïr et de l'espace accueil du Centre :
Les mercredis 23/10, 13/11, 11/12 de 18h30 à 20h.
Les samedis 12/10, 23/11, 21/12 de 14h à 18h, de 16h30 à 20h en semaine, de 10h à 12h et de 15h à 19h le week-end.


« Zodiaque » est une série de dessins assistés par ordinateur (D.A.O) imprimés sur toiles, inspirée de l’œuvre de Dane Rudhyar, père de l’astrologie humaniste et transpersonnelle. D'autres dessins en lien avec l'astrologie ainsi qu'une animation vidéo seront présentés.


L’exposition illustre le cycle de l’expérience humaine à travers les énergies du Zodiaque et est dédiée à Jonathan Goumat et au Centre d’Astrologie Humaniste Appliquée de Sylvie Lafuente Sampietro.


Découvrez l'association Altaïr et le Centre d'Astrologie Humaniste Appliquée de Grenoble, sur leur site Internet.
Téléchargez le dossier de presse de l'exposition.
Consultez l'article consacré à l'exposition sur le blog de l'association Altaïr.